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La gastro-entérite s’invite dans 3 régions françaises : l’épidémie à venir serait modérée

L’exceptionnelle douceur qui a régné en 2015, jusqu’aux prémices de l’hiver, avec un mercure affichant des températures clémentes largement supérieures aux normales saisonnières, a boosté les défenses immunitaires tout en retardant l’arrivée de virus épidémiques qui ont souvent besoin de températures négatives pour sévir. Si la grippe se révèle encore minime (avec un démarrage habituel à la mi-novembre), il convient de noter que la gastro-entérite a fait son apparition dans 3 régions françaises (selon l’ancien découpage administratif). 2 autres seraient en phase d’être affectées. Notons que le territoire, dans son homogénéité, ne devrait pas être touché, avant un laps de temps évalué à plusieurs semaines, par ce virus fulgurant et hautement transmissible.

Un seuil épidémique franchi en Alsace, Languedoc-Roussillon et Centre

Selon les données émanant de l’Institut national de veille sanitaire (InVS) et du réseau Sentinelle, le taux d’incidence pour diarrhées aigües avec une consultation chez le médecin généraliste au niveau national a été de 157 cas pour 100 000 habitants lors de la semaine du 28 décembre au 3 janvier. Il n’y a aucune saturation aux urgences pour l’instant. Il n’y a donc pas d’inquiétude énorme à avoir avec cette poussée pour le moins modérée se situant en dessous du seuil épidémique fixé à 207 cas pour 100 000 habitants. Ce seuil a tout de même été dépassé dans 3 régions hexagonales : le nombre de consultations a atteint 297 cas en Alsace, 284 en Languedoc-Roussillon et 277 dans le Centre. L’individu-type étant touché par la gastro-entérite aurait 31 ans et l’égalité hommes/femmes prévaut. En ce qui concerne la fourchette d’âge des cas recensés, elle va de de 4 mois à 98 ans. Selon les recommandations de l’INPES, qui se rappellent à notre mémoire chaque année, le lavage des mains, plusieurs fois par jour, puisque la maladie se transmet facilement par simple contact humain, est on ne peut plus recommandé et trop souvent négligé : en effet, 67% des gens ne le font pas après s’être occupés de leur bébé et 40% zappent ce geste simple pour préparer à manger. Les principaux symptômes de la gastro-entérite aigüe (GEA) sont, avec les vomissements, la diarrhée aigüe, déjà évoquée plus haut. Elle peut s’accompagner d’un état fébrile mais ne dure en moyenne que 1 à 3 jours. Il convient, afin d’éviter la déshydratation qui est presque systématique, de boire sans lésiner sur les quantités, de l’eau de préférence.

Et la grippe de son côté : la modération toujours d’actualité pour elle

L’InVS a épinglé également le fait similaire et toujours aussi surprenant qui concerne une autre maladie spécifiquement hivernale : il s’agit de la grippe qui marque le pas, ce que l’actualité avait déjà souligné à la veille de Noël. En effet, le seuil épidémiologique, fixé à 176 cas pour 100 000 habitants, est très en dessous, avec la semaine dernière, seulement 38 cas pour 100 000 habitants à l’échelle nationale. Ces données émanent du dernier bulletin de l’Institut national de Veille Sanitaire. D’habitude, l’épidémie de grippe sévit du mois de novembre pour disparaître en février-mars : même s’il n’est jamais trop tard pour se faire vacciner, l’épidémie n’est pas pressentie comme une menace aussi importante qu’à l’accoutumée. Bref, la grippe fait grise mine il convient de noter que ce retard, aussi rarissime soit-il, n’est tout de même pas une première historique dans les annales de la santé : en 1988 et 1998, l’épidémie n’avait débuté que vers fin février. Ne nous réjouissons donc pas trop vite. L’hiver s’installe cette fois progressivement et c’est du pain béni, pour les principaux virus, que sont la gastro-entérite et la grippe, pour rattraper leur retard. Les proportions épidémiques rimeront selon des probabilités très fortes avec une modération escomptée, ce qui ne doit pas manquer de vous rassurer, s’expliquant par une année 2015, ayant battu tous les records de chaleur : comme nous l’avions déjà souligné, des températures printanières ont régné jusqu’à fin décembre.

Etat grippal, Pixabay

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