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AVC : un risque favorisé avec les heures supplémentaires

Le risque d’AVC est considérablement favorisé lorsque le salarié dépasse les 55 heures par semaines. C’est une étude mondiale qui a été réalisée et qui partage des statistiques effrayantes notamment lorsque l’on incite les Français à travailler davantage.

Un cerveau
Un cerveau / Crédit Photo : Pixabay – geralt

Nicolas Sarkozy avait pendant son mandat à la présidence de la France une phrase spécifique pour inciter les citoyens à gagner davantage d’argent : travailler plus pour gagner plus. Aujourd’hui, une étude britannique estime que ce n’est peut-être pas une bonne idée au vu des risques encourus. En effet, avec un travail qui demande plus de 55 heures par semaine, le salarié s’expose tout de même un risque de 33 % de subir un AVC.

Un AVC a de graves impacts sur la santé, car 75 % des patients frappés par cet accident ont tendance à avoir des séquelles. Ces dernières sont irréversibles et il est impossible de retrouver l’intégralité de ses facultés. Il est donc primordial de ménager la santé notamment lorsque le travail prend une ampleur démesurée. Certains sont contraints d’agir de la sorte pour joindre les deux bouts à la fin du mois, mais la pratique peut s’avérer très nocive. De plus, la France est référencée à la 9e marche du classement des pays qui travaillent plus de 50 heures par semaine. Il y a donc de nombreux citoyens qui pourraient être concernés par l’accroissement des risques d’AVC.

Un AVC plus fréquent chez une personne qui travaille plus de 55 heures

Un AVC demande une attention particulière et il est impératif d’identifier les premiers symptômes, plus l’intervention est rapide, plus les chances de survie sont importantes. De ce fait, un tel accident provoque parfois un engourdissement du visage ou une perte de forte dans le membre supérieur. D’autres peuvent rencontrer des difficultés pour parler ou une perte rapide de l’équilibre. Des maux de tête inhabituels, des problèmes de vision soudains ou encore une faiblesse dans la jambe peuvent nécessiter un appel au 112 ou au 15.

Le revenu est important, mais il ne faudrait pas mettre la santé en péril. Si parfois, des études se portent sur un échantillon local et assez faible, ce n’est pas le cas de celle-ci. Publiée dans la revue The Lancet, elle a permis à 600 000 cobayes de participer alors qu’ils provenaient de divers pays : USA, Australie et ceux d’Europe. Par rapport à une personne qui travaille entre 35 et 40 heures par semaine, celle qui enchaîne les heures supplémentaires et évolue plus de 55 heures à son poste a 13 % de risques en plus de développer une maladie.

Enchaîner les heures supplémentaires pour accroître le risque d’AVC

Il faut savoir que les habitants les plus travailleurs ne se trouvent pas en France, mais plutôt en Turquie. En effet, dans ce pays, le risque de succomber à un AVC est grand, car la population travaille en moyenne 50 heures par semaine. L’Accident Vasculaire Cérébral n’arrive pas subitement, mais c’est à force d’enchaîner les heures supplémentaires que le risque s’accroît de plus en plus. Les auteurs estiment que c’est le stress causé par ce même travail qui augmente considérablement les risques même si aucune prédisposition n’est mise en avant.

A propos Larcher Jennifer

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