Accueil / Actualités / Calendrier de vaccination 2016 : le zona généralisé à partir de 65 ans et une simplification pour la fièvre jaune

Calendrier de vaccination 2016 : le zona généralisé à partir de 65 ans et une simplification pour la fièvre jaune

Le calendrier de vaccination de cette année 2016, riche d’enseignements et de nouveautés, a été dévoilé par un communiqué du ministère de la Santé, rendu public le mercredi 30 mars, et s’avère on ne peut plus explicite : nous allons assister à une généralisation du vaccin contre le zona, auprès des personnes âgées de plus de 65 ans, cible de choix de ce fléau, auquel elles sont plus exposées, que les générations plus jeunes. A contrario, le vaccin contre la fièvre jaune, sévissant de façon moindre en Guyane, sa terre infectieuse de prédilection, devrait être soumis à un protocole simplifié avec une seule injection administrée, et ce seulement chez les sujets à risque. Les recommandations de l’OMS ont, pour ainsi dire, été suivies, le plus largement possible, par les autorités sanitaires françaises, espérant avoir trouvé dans l’idéal, le calendrier le mieux échelonné dans le temps et ponctué des vaccins les plus indispensables.

Le vaccin contre le zona est fortement recommandé et souhaité soumis à une généralisation à partir de l’âge de 65 ans et ce jusqu’à 74 ans

Le calendrier de vaccination, de cette année 2016, recommande fortement, ce qui est une nouveauté appuyée à souligner, le vaccin contre le zona, surtout à destination des seniors, âgés de 65 à 74 ans (c’est la tranche d’âge qui a été retenue pour éviter de la contracter au maximum). Il faut aussi spécifier qu’un session de rattrapage est tout de même proposée aux seniors, un zeste plus vieux, c’est-à-dire ayant un âge auguste entre 75 et 79 ans, jusqu’en 2017, qui ont raté le coche vaccinal, toujours selon le communiqué émanant du ministère de la Santé. Le vaccin du zona sera sans doute administré en même temps que celui de la grippe. Les symptômes du zona se manifestent par des éruptions cutanées douloureuses, qui surviennent en conséquence de la réactivation du virus qui cause la varicelle, le virus varicelle zona (VVZ). Le zona touche le plus souvent le thorax ou le visage, mais le corps humain n’est à l’abri nul part, sur sa surface prise dans son intégralité. Si 90 % de la population mondiale est affectée par la varicelle, 20 % risque de développer le zona, au long de son existence, avec une vulnérabilité croissante avec l’âge. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) s’est inscrit dans le sillon de la raison, avec un avis positif validé (bien qu’il ne soit que purement consultatif) sur cette vaccination plus systématique et plus précoce. La simplicité est reine avec une injection unique pour protéger efficacement l’organisme. Le vaccin bénéficie d’une prise en charge à hauteur de 30 % de son coût par la Sécurité sociale : ce qui devrait susciter une large adhésion chez les 65-74 ans appelés à une immunisation suivie.

Le vaccin contre la fièvre jaune n’est plus systématique en Guyane mais l’uniformité n’est pas de mise et des exceptions n’y échappent pas

« Le rappel de vaccination contre la fièvre jaune pour les résidents du département de la Guyane âgés de 2 ans et plus, et les personnes issues de la métropole qui y séjournent ou souhaitent s’y rendre n’est plus nécessaire, sauf cas particuliers », peut-on lire à travers les lignes du communiqué, déjà mentionné plus haut, à propos de la fièvre jaune, à la virulence moindre, d’où un des ajustements du ministère de la Santé, calquées au plus près sur les recommandations d’août 2015 provenant de l’Organisation mondiale de la Santé. Il y a des ainsi des exceptions, qu’il convient de ne pas ignorer, et ce avec sérieux. Le vaccin est encore d’une actualité brûlante et hélas de rigueur, concernant des personnes, à la très grande diversité.  Il convient de détailler ce large éventail. Les enfants vaccinés entre 9 mois et 2 ans se verront soumis à un rappel obligatoire après une marge de 6 ans et au maximum 10 ans. Les femmes vaccinées durant la grossesse, les personnes infectées par le VIH ou dont les défenses immunitaires ne brillent pas par leur superbe, ainsi que les laborantins exposés, avec un facteur risque non négligeable au virus, devront aussi faire un rappel dix ans après leur première injection. En outre, en cas de circulation active du virus, les personnes étant vaccinées depuis plus de dix ans devront également se soumettre à une seconde injection. Tout n’est pas si simple en fait au vu de ces éclairages appelant à une précaution alerte ainsi que bienvenue et une vaccination préventive face à une fièvre jaune chez ses cibles variées.

Seringue, Pixabay

A propos Eric Françonnet

Essayez à nouveau

Bourdon

Les bourdons directement menacés d’extinction par un pesticide néonicotinoïde aux propriétés neurotoxiques

Si le déclin indéniable des insectes pollinisateurs est amorcé, ce sont les bourdons qui suscitent …

Réagissez !