Accueil / Actualités / Essai clinique à Rennes : l’ANSM vient de partager un compte rendu

Essai clinique à Rennes : l’ANSM vient de partager un compte rendu

De nouvelles informations sur ce qui s’est passé lors des essais cliniques qui ont été effectués à Rennes et qui ont coûté la vie à un volontaire de 55 ans ont été publiées aujourd’hui par l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, il semblerait que quelques phases restent encore à déterminer. Malgré les premiers symptômes ressentis par l’un des participants, l’essai clinique aurait été poursuivi, est-ce une procédure normale dans ce genre de situation ou est-ce que les symptômes n’ont pas été pris comme révélateur d’un dysfonctionnement ?

L’ANSM tente de répondre à quelques questions après le drame de Rennes

Sur cet accident malheureux qui est survenu à la mi-janvier au cours d’essais cliniques visant à tester une nouvelle molécule qui devait traiter les troubles de l’humeur et de l’anxiété ainsi que ceux résultant de plusieurs maladies neurodégénératives, l’ANSM vient de rendre publique un rapport pour essayer de mieux faire comprendre ce qui s’est réellement passé à Rennes, rappelons que l’ANSM est en charge des vérifications des bonnes mesures réglementaires ainsi que les pratiques cliniques qui sont effectuées lors de tests de nouvelles molécules. Que s’est-il passé pour que l’un des volontaires décède et que cinq autres soient hospitalisés ?

L’essai clinique a continué lors de l’hospitalisation d’un volontaire

Dans le document rendu publique, certaines révélations sont déjà connues par le public telle que la chronologie des doses prescrites aux volontaires. Pour la personne qui a été hospitalisée le dimanche 10 janvier dans la soirée, l’agence nationale de sécurité du médicament ne précise pas la gravité des symptômes à ce stade, mais cela n’a pas empêché les essais de se poursuivre, les autres volontaires ont reçu la dose prévue le lendemain, c’est seulement après l’état clinique défaillant du premier participant que les tests ont cessé.

90 volontaires ont participé à cette essai clinique

L’agence nationale de santé du médicament n’aurait été avertie d’un dysfonctionnement que quatre jours après que l’une des personnes ait ressenti les premiers désagréments soit le 14 janvier et deux jours après l’arrêt des tests. Des enquêtes complémentaires sont en cours pour qu’enfin la lumière soit faite sur cette triste affaire. Cet essai clinique a provoqué le décès d’un volontaire, 90 personnes ont pris cette nouvelle molécule. Tous les essais cliniques sont pratiqués sur des personnes volontaires et en bonne santé, tous signent un protocole en sachant parfaitement que le risque zéro n’existe pas, ce sont des médicaments qu’ils testent, c’est autre chose que des produits sans conséquence. Quand un produit actif est découvert, il est tout d’abord testé sur des cellules in vitro puis sur des animaux in vivo puis sur l’homme quand l’ANSM a donné son aval.

Hôpital, Pixabay – cor125

A propos Martine Eden

Avec son expérience acquise au fil des années, elle nous livre quotidiennement ses découvertes en matière de santé.

Essayez à nouveau

Seniors

Canada : unis par le mariage depuis 75 ans, ils s’éteignent à quelques heures d’intervalle

C’est une histoire d’amour, inaugurée durant la Seconde Guerre mondiale, qui aura duré pas moins …

Réagissez !