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Marseille : une aide-soignante condamnée à un an de prison ferme pour des maltraitances sur des personnes âgées abusées sexuellement

Jusqu’où peuvent aller les jeux pervers qui sont l’apanage de grandes personnes à l’esprit désaxé ? C’est dans la maison de retraite de Saint-Georges, à Marseille intra-muros, qu’une aide-soignante de 44 ans, avant la découverte heureusement rapide et aussitôt dénoncée de sa direction, s’est livré à un jeu entremêlant humiliation et voyeurisme : elle a forcé trois personnes âgées à avoir des relations sexuelles entre elles. La justice a tranché avec une double sentence : elle a été condamnée à deux ans de prison dont une année ferme et l’autre avec sursis. L’autre volet pénal, émanant du tribunal de la préfecture des Bouches-du-Rhône, lui interdit, et ce sans concessions possibles, de pratiquer le métier d’aide-soignante dont elle a piétiné de nombreuses valeurs comme l’empathie éclipsée par l’avilissement d’autrui. Notons que les faits ont eu lieu en 2010 avant que le pot aux roses -fanées- n’éclose aux yeux de sa hiérarchie qui en a été informée rapidement par les truchements d’une femme de ménage.

Un manège rodé mais découvert rapidement entre une aide-soignante pourvoyeuse de personnes âgées à un vieillard aux besoins lubriques dans une maison de retraite tranquille

Selon la direction, des retraitées n’ayant plus la plénitude de leurs facultés mentales avaient été conduites par l’aide soignante, dans la chambre d’un monsieur de 80 ans, qui a pu ensuite abusé sexuellement de ces dernières. L’aide-soignante, atroce entremetteuse,  leur faisait la promesse minimaliste de quelques euros ou des cigarettes en échange de rapports sexuels sans leur véritable consentement puisque leur capacité de discernement était très altérée. Ce petit jeu (au sens moral du terme) aurait durée l’espace d’un mois (ce qui peut paraître court mais tout sévisse est extrêmement long sur l’échelle du temps psychologique pour celui ou celle le subissant à ses dépens). L’aide soignante et un de ses collègues ne se retiraient pas de la chambre pendant les abus sexuels et assistaient aux attouchements et/ou ébats. Son collègue a pour le moins bénéficié d’une sentence clémente puisque que le tribunal l’a relaxé, estimant que « les charges réunies et les imprécisions du témoin principal concernant celui-ci ne permettent pas d’établir avec certitude son rôle effectif ». La femme de ménage n’a pas pu mesurer en effet son implication exacte.

Une sentence sévère mais qui aurait pu être deux fois plus lourde au regard des préjudices en ce qui concerne l’établissement à l’image ternie et aux personnes à la dignité touchée

L’enquête a démontré qu’une des victimes était dans ce brouillard mental qu’est la maladie d’Alzheimer, donc par conséquent dans l’incapacité de s’orienter ou pire encore de marcher, et n’avait pu être conduite, qu’en étant accompagnée, dans la chambre du monsieur loin d’être respectable. Les victimes ont attesté formellement des agressions subies. Au départ, ou disons de préférence, aux prémices de l’audience, une peine de quatre ans de prison dont deux avec sursis avait été requise contre l’aide-soignante, la procureure voulant une sanction exemplaire, à la mesure de cette abjection, en clamant haut et fort dans la salle que « nous sommes là au fond de l’ignoble et dans la vilenie absolue. C’est l’humanité qui disparaît ici ». L’aide soignante et son collègue, qualifié de façon dégradante mais prêtant à sourire, par la procureure, comme étant « son chien-chien », ont évoqué la thèse du complot alors qu’ils voulaient créer un syndicat au sein de l’établissement. L’aide-soignante doit la somme de 2 000 euros de dommages et intérêts à l’une des victimes et 5 000 euros à la maison de retraite pour son préjudice moral (l’impact négatif se ressent sur la réputation et la fréquentation).

Démence sénile, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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