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Marwa : l’appel au « calme » et à la « sérénité » des hôpitaux marseillais

Les hôpitaux marseillais ont appelé ce vendredi au « calme » et à la « sérénité », au sujet controversé de l’état de santé d’un bébé d’un an, répondant au prénom de Marwa, et soigné, pour être plus précis, à La Timone. Ses parents mènent un combat avec une pugnacité hors normes, pour le maintien des soins sur leur enfant, atteint d’un virus foudroyant, et qui est sorti du coma artificiel, mardi dernier, alors qu’il a failli être débranché, précocement. Tout se déroule depuis avec davantage d’harmonie mais il ne suffirait d’un rien pour attiser de nouveau la polémique.

Un bébé dort

Le maintien des soins sur la petite Marwa sera assuré, pour la tranquillité de tous, avec une discrétion absolue

Pour « préserver le secret médical », l’Assistance publique – hôpitaux de Marseille (AP-HM), a indiqué  qu’elle ne divulguerait « aucun élément d’information sur l’état de santé de l’enfant ». « Dans ce contexte très difficile et éprouvant, les équipes médicales et soignantes aspirent à pouvoir continuer la prise en charge de tous leurs petits patients dans un climat de calme et de sérénité », ajoute-elle. Ce commentaire joue la carte de l’apaisement et de la discrétion, et valide, de source officielle, la sortie du coma de la petite niçoise. Plongée dans le coma artificiel depuis le 25 septembre 2016, elle s’est réveillé mardi, aux dires, en premier lieu, de son père, qui a posté une vidéo, pour en attester, sur la page Facebook, dédiée à sa fille, suivie assidûment par les internautes, loin d’y être insensibles.

Cette page pèse en faveur de sa cause louable : « Jamais sans Marwa ». Et si le soutien virtuel est une réalité, les hôpitaux marseillais, dans le cadre d’une perturbation des services pédiatriques à éviter absolument, désirent juguler une éventuelle affluence de soutien de visu :  l’accueil de La Timone est paré pour un filtrage.

Destinée à être débranchée, Marwa a obtenu un sursis, en attendant une contre-expertise, redoutée par les parents

Marwa, éclose il y a un an, avait été admise à l’hôpital de la Timone à Marseillle, il y a un plus d’un mois maintenant, après avoir été hospitalisée au CHU de Nice pour une infection foudroyante, assortie de sévères troubles neurologiques et cardiaques. Le collège des médecins marseillais avait décidé à l’unanimité de débrancher l’appareil respiratoire maintenant la petite fille en vie, anticipant que Marwa serait atteinte de graves séquelles invalidantes, si elle se réveillait. Les parents se sont opposés farouchement à cette décision couperet, et ont obtenu mi-novembre du tribunal administratif de Marseille, un sursis rimant avec survie, pour leur enfant, en attendant une contre-expertise sur son état de santé.

Cette dernière sera menée par deux neurologues et un neuropédiatre. Le juge, qui reproche à l’hôpital des « indications divergentes » et des décisions motivées sur des documents de façon « très lacunaire », leur a demandé de « se prononcer sur le caractère irréversible des lésions neurologiques, sur le pronostic clinique et sur l’intérêt ou non de continuer ou de mettre en oeuvre des thérapeutiques actives ».

Un bébé dort, Pixabay – yc0407206360

A propos Eric Françonnet

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