Un toréador blessé perd la vie après une corrida en Espagne

Le pays est sous le choc, très friand de ce genre de spectacles taurins, le débat autour de leur existence est donc relancé au vu de ce nouveau drame. Plus de 1868 corridas ont été organisées en Espagne depuis 2014, elles ont attiré plus de six millions de spectateurs selon l’association nationale des organisateurs de spectacles taurins (ANOET), ces animations rapportent annuellement près de 3,5 milliards d’euros.

Une arène avec un taureau

Un coup de corne fatal lors d’une corrida espagnole

Pour ou contre les corridas ? Le débat est à nouveau relancé au vu de cette mort en direct, Victor Barrio, 29 ans est décédé des suites d’un coup de corne. Ce genre de tragédie n’avait pas eu lieu depuis plus de trente ans. Le taureau aux alentours de 500 kilos a asséné un coup de corne fatal, secouant, balançant l’homme à plusieurs reprises, cette fois l’animal a eu raison de son bourreau.

La tauromachie divise les opinions, la mort de ce matador risque fort de faire resurgir les anti-spectacles taurins. En Espagne, les opposants se font de plus en plus entendre. La corrida est un combat entre l’Homme et l’animal, le taureau est mis à mort selon plusieurs rituels, gracié exceptionnellement. La corrida est pratiquée en Espagne, au Portugal, dans le midi de la France, dans certains pays d’Amérique latine.

Depuis les années 50, la tauromachie est autorisée

En France, alternativement interdite, permise, elle est depuis 1951 légalement autorisée. En janvier 2011, la tauromachie a été inscrite au patrimoine culturel immatériel. Les picadors à cheval à l’aide d’une lance en bois de hêtre de 2,60 mètres de long terminé par une pointe d’acier piquent le taureau afin d’évaluer sa bravoure, l’animal est affaibli par les saignées, elles lui font baisser la tête, une manière de le soumettre, de l’humilier. Le spectacle se termine par l’estocade à l’aide de l’épée.

D’autres spectacles avec des taureaux moins polémiques

Les lois visant à interdire les corridas n’ont pas remporté de grands succès à travers le monde, pourtant de nombreuses personnes s’y opposent jugeant ces spectacles comme étant non de la culture, mais de la barbarie à l’état pur. Les blessures des chevaux des picadors font aussi l’objet de critiques. Il existe d’autres formes de corridas où l’animal n’est pas sacrifié, les courses landaises, Camarguaises, les toros-piscines, les lâchers de taureaux dans les rues. Cette mort en direct va-t-elle relancer les polémiques, verra-t-on un jour enfin la disparition de ses massacres inutiles, affligeants ?

Une arène avec un taureau, Pixabay – Life-Of-Pix

A propos Martine Eden

Avec son expérience acquise au fil des années, elle nous livre quotidiennement ses découvertes en matière de santé.

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Un seul commentaire

  1. Le taureau et le matador luttent à armes égales : les cornes et les banderilles. Où est le problème ? Faut-il interdire les matchs de boxe (où il y a plus de tués que dans les corridas), le wingsuit extrêmement dangereux, les promenades sur la falaise d’ Etretat où il y a tant de « chutes volontaires » chaque année ?

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