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Proxima b : une exoplanète qui serait recouverte entièrement d’un profond océan

L’intrigante exoplanète Proxima b, depuis sa découverte rendue publique l’été dernier jusque aux prémices de cet automne, ne cesse de dévoiler des secrets, dont le plus précieux est encore de l’ordre du fantasme : l’éventualité d’une vie extraterrestre. Cette dernière serait, cependant de plus en plus possible, avec l’existence supposée d’un vaste océan (avec une probabilité de 50%), qui enroberait la surface de Proxima b et nous savons combien l’eau est précieuse pour l’éclosion d’une vie même microbienne. L’atmosphère gazeuse est de même du registre des indispensables.

Exoplanète

L’exoplanète Proxima b se révèle fascinante à bien des égards notamment par son orbite idéal lui permettant d’être située dans la zone d’habitabilité de son étoile

Proxima b, cette exoplanète découverte récemment, avait déjà accaparé la une de nombre de médias, à la fin du mois d’août 2016, pour être potentiellement habitable, et ne cesse de faire parler d’elle de façon intarissable depuis. Ainsi, selon des chercheurs dépendant d’une part du CNRS et d’autre part de l’Université Aix-Marseille, l’exoplanète pourrait avoir une surface recouverte d’un océan. Elle serait, selon toute probabilité, également pourvue d’une atmosphère.

Deux conditions, aux contours encore flous, confortant le fait déjà supposé qu’elle puisse accueillir la vie. Proxima b est, en effet, une exoplanète sans rivale identique, du fait de sa proximité avec son étoile (7,5 millions de kilomètres) autour de laquelle elle orbite, qui plus est, dans sa zone d’habitabilité : il s’agit de Proxima du Centaure (Proxima Centauri), qui est, l’étoile, appartenant à la famille spécifique des naines rouges (qui représentent environ 75% des étoiles de notre galaxie et sont plus froides et plus petites que le Soleil mais de sérieuses candidates en lice pour l’existence d’une vie extraterrestre), la plus proche de notre Système solaire (située à 4,2 milliards d’années-lumières de la Terre : une distance minime ramenée à l’échelle cosmique).

L’exoplanète Proxima b est-elle recouverte d’un immense océan ? Voici les deux scénarios contradictoires envisagés par des spécialistes français épris de l’espace

Nous allons vous dévoiler, de façon anticipée, les travaux des chercheurs émérites, qui paraîtront prochainement dans l’Astrophysical Journal Letters. Avec une focalisation extrême sur Proxima b, les scientifiques ont découvert, avec une fourchette d’estimation la plus précise possible, les dimensions possibles de l’exoplanète phare du moment, et les propriétés inhérentes de sa surface. Deux scénarios sont ainsi envisageables.

Dans le premier cas, Proxima b est une “petite” exoplanète (avec un rayon de 5 990 kilomètres) et sa composition s’apparente à celle de Mercure -qui est une planète tellurique-, avec un noyau métallique massif (qui occupe les deux tiers de son volume, contre seulement 17 % pour la Terre) et recouverte d’un fin manteau rocheux. La présence d’eau n’y serait sans doute pas totale mais, à retenir, d’ordre infinitésimale.

Dans le second cas, Proxima b est plus grande (avec un rayon de 8 920 kilomètres) et composée de 50 % de roches et de 50 % d’eau, répartition harmonieuse, avec alors les propriétés réunies pour l’existence d’un océan de 200 kilomètres de profondeur. À titre de comparaison, la profondeur maximale d’un océan terrestre, dans la fosse des Mariannes, s’enfonce à seulement 11 kilomètres.

Exoplanète, Pïxabay

A propos Eric Françonnet

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Un seul commentaire

  1. On nous parle d’exoplanète, planète située en dehors du système solaire selon Larousse, c’est très très loin, recouverte d’eau où la vie peut se développer. On ramène tout à ce qui vit sur terre, comme si d’autres formes de vies, non perçues par les humains, ne seraient pas envisageables. Et puis une exoplanète ce n’est pas demain que les terriens la coloniseront, lorsque l’on sait qu’ils sont incapable d’aller sur Mars. Il faut bien que nos scientifiques fantasment pour mieux mériter leurs subventions.

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