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La sonde spatiale ExoMars 2016 est sur la bonne lancée avec un premier cliché rassurant

Ayant avancé harmonieusement ensemble, depuis les débuts de ce projet tenant pour l’instant toutes ses promesses, l’Agence spatiale européenne, et la Russie, ont envoyé au plus proche de l’astre -le voyage est encore long cependant- qui nous fascine le plus dans notre galaxie, à savoir Mars, la sonde ExoMars, dont nous pouvons être fiers. L’obstacle de la distance, qui peut aller, au départ de notre « planète bleue », de 60 jusqu’à 400 millions de kilomètres, a nécessité un lancement réussi, collant à un calendrier, dans l’idéal au moment de ce qui est appelé une « fenêtre » (période, revenant régulièrement, durant laquelle, la distance Terre-Mars, est la plus rapprochée). L’odyssée de Exomars, illustrée par un premier cliché récent, dévoilé jeudi, et attestant de l’état de santé excellent de la sonde, toujours en quête de sa destination, avec pour missions précises et précieuses : l’analyse de l’atmosphère martienne et un essai inédit d’atterrissage !

Les efforts conjugués de l’Agence spatiale européenne et de la Russie dans l’espoir de trouver une trace de vie sur la planète Mars

Pour une fois, ce n’est pas la NASA (agence spatiale américaine), qui a la vedette, en nous offrant un trésor astronomique, dont nous nous délectons avec assiduité et enthousiasme entremêlés.  C’est la coopération entre la Russie et l’Europe, qui mérite des bravos, avec le voyage sans encombres, selon l’Agence spatiale européenne (ESA), qui s’est montrée très rassurante, de la sonde ExoMars, qui a été lancée, par une fusée Proton, le 14 mars de cette année 2016, qui va vous épater. Son objectif principal, tel que son second nom nous le laisse volontiers sous-entendre (TGO ou Trace Gas Orbiter), est d’explorer, de près la célèbre planète rouge, et notamment des gaz, aux premiers rangs desquels, le méthane, qui pourraient favoriser une vie existante ou appelée à éclore, à l’avenir, dans une atmosphère, étant, ce qui est à rappeler, à priori des plus hostiles. Un premier cliché du périple galactique de ExoMars, reflet de sa bonne santé, nous est parvenu, jeudi, mais ils ne dévoile pas encore l’énigmatique « planète rouge », objet de nombre de  fantasmes futuristes, ce depuis des temps immémoriaux, mais avec des ambitions épatantes désormais réalisables.

L’Agence spatiale et la Russie ne comptent pas rester sur leur faim scientifique avec une seconde mission au sol prévue dès 2018

L’Agence spatiale européenne et la Russie ont donc confié comme mission inaugurale (une autre suivra), à leur sonde commune, la détection hypothétique d’une présence de la vie, même si elle appartient à ce qui est du registre de l’infiniment petit (nous aurions pu dire microbienne) sur la mystérieuse Mars, en ne se focalisant pas du tout sur le passé, mais l’objectif tourné résolument vers l’avenir. D’ailleurs, ExoMars, est équipée d’un véritable bijou high-tech, avec une caméra haute définition fournie par la Suisse, qui promet des prises de vue, des timelapses, ou pour finir, en ce qui nous concerne pour l’instant, des photos à l’ultra-précision. C’est un ciel étoilé, bien plus lointain que le nôtre, qui a été le premier cliché du TGO. De plus, et c’est là qu’interviendra la seconde mission de cette sonde, décidément talentueuse, elle va être obligée de larguer un atterrisseur, dont elle est porteuse, baptisé Schiaparelli, le 16 octobre 2016, pour une arrivée prévue le 19 octobre 2016 sur Mars. L’Europe entend tester avec lui sa capacité à faire se poser un engin sur la planète, avant un rover, lors d’une seconde expédition martienne, plus ambitieuse et programmée pour 2018.

Mars, Wikimédia – NASA/JPL-Caltech

A propos Eric Françonnet

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