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Le trou de la couche d’ozone engagé sur la voie de la guérison scientifiquement attestée

Le trou de la couche d’ozone est le terme utilisé à l’accoutumée pour désigner la destruction de la couche d’ozone lorsque le niveau décelé dépasse 50 %. Des trous d’ozone, que l’on constate avec une périodicité saisonnière, sont hélas à déplorer et ont été observés au-dessus de zones spécifiques telles que les régions arctiques et de l’Antarctique, une partie non négligeable du Canada et l’extrême Nord-Est des Etats-Unis. Une bonne nouvelle qui, espérons-le, ne sera pas éphémère, vient de tomber, et confirme que le trou dans la couche d’ozone au dessus de l’Antarctique (qui est le plus massif de tous) serait en train de se résorber beaucoup plus vite que prévu, d’après une étude anglo-américaine, publiée dans la prestigieuse revue Sciences.

La Terre

Respirons avec soulagement : la couche d’ozone va mieux et cela devrait se vérifier encore durant les prochaines années

Les chercheurs, s’étant penchés sur la question ont été les premiers surpris par des résultats d’aussi bon augure : ces quinze dernières années, force a été de constater que le gigantesque trou de la couche d’ozone avait rétréci de quatre millions de km², ce qui n’est pas une mince guérison, car elle équivaut à un peu plus de six fois la superficie de la France. Le célèbre MIT a trouvé des raisons validées et fondées pour expliquer ce renversement de situation de 2000 à 2015 : la diminution des émissions de gaz chlorés, premiers responsables de la destruction de la couche d’ozone, sont le facteur principal du rétablissement progressif de cette dernière.

Leurs recherches ont prouvé que plus de la moitié de cette réduction résultait exclusivement de la diminution notable des gaz chlorés ou CFC (utilisés dans les bombes aérosols ainsi que les réfrigérateurs par exemple) émis dans l’atmosphère. Pour conduire au mieux leur étude, les scientifiques ont collecté les données des satellites et des ballons météorologiques ayant été mises à leur disposition. Leurs travaux ont été effectués tous les ans, au moment délicat où la couche d’ozone baisse fortement, durant le printemps austral (septembre et octobre).

Le protocole de Montréal : un accord cadre aux résultats probants pour sauver la couche d’ozone au trou découvert en 1985

Cette amélioration de la couche d’ozone s’explique, évidemment aussi, par le protocole de Montréal, relatif aux substances qui ont contribué à l’appauvrir. Il a été signé en 1987, par la CEE et 24 autres pays. L’objectif à atteindre de ce protocole encadrant est radical : il s’agit d’interdire la production et l’usage dans les pays développés des gaz nocifs à l’encontre de la couche d’ozone, au premier rang desquels figurent les nocives CFC (chlorofluorocarbone). Chacune des parties membres du protocole s’est engagée à fournir un rapport annuel sur les points suivants : sa consommation, sa production, son exportation, son importation de substances réglementées.

Des produits se sont ajoutés à la liste initiale des substances à éliminer, comme le bromure de méthyle (un fongicide utilisé dans la production fruitière) ou encore les HCFC. En 2009 on dénombrait 196 pays signataires du protocole de Montréal, ce qui en fait le premier traité à atteindre la ratification universelle dans l’histoire des Nations Unies. Les parties au protocole se réunissent annuellement afin d’ajuster la liste des produits nocifs pour la couche d’ozone et de faciliter l’application du protocole aux bons résultats.

La Terre, Wikipédia – THEBLITZ1

A propos Eric Françonnet

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