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Nantes : la disparition d’un chaton peut-être porteur du virus rabique suscite des recherches soutenues

1 année ago
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Ce vendredi 9 septembre 2016, la préfecture de Loire-Atlantique a, par voie officielle, à savoir un communiqué, alerter la population de la ville de Nantes, sur le cas suspicieux d’un chaton errant depuis la veille, et qui serait peut-être porteur du virus de la rage. Des recherches actives sont en cours et la plus grande prudence est recommandée surtout si vous croisez le félin, à signaler absolument pour une capture ad hoc, mais à esquiver même s’il a l’air adorable !

chaton

Un communiqué préfectoral à titre informatif destiné à rassurer plus qu’a inquiéter la population concernant un chat errant dans les rues nantaises et peut-être porteur du virus de la rage

La préfecture de Loire-Atlantique a estimé approprié de publier, vendredi 9 septembre, un communiqué, de manière à prévenir sa population, en droit d’être informée,  qu’un chaton au statut sanitaire « inconnu vis-à-vis de la rage »  avait disparu depuis le jeudi 8 septembre, aux alentours de 13 heures, dans le quartier Sainte-Anne de la ville de Nantes.

La préfecture de Loire-Atlantique a spécifié que l’animal a été « introduit illégalement le week-end dernier (il y a donc une semaine) à Nantes en provenance d’un pays européen où la rage est présente chez les animaux errants ». Les soupçons les plus fondés se focalisent sur les pays d’Europe de l’Est, où les élevages illégaux sont pléthoriques. Ce sombre trafic est monnaie courante et s’accompagne de maltraitances et d’une hygiène déplorable : une propagation de maladies se révèle facilitée.

Les recommandations spécifiques vis-à-vis de l’attitude à  adopter si l’animal suspect est repéré : les recherches sont le pré carré de la police et il faut l’alerter et surtout ne pas intervenir seul

Si vous avez cet animal en votre possession, il doit être déposé au cabinet vétérinaire le plus proche de chez vous. La préfecture appelle ses habitants à la plus grande prudence : il ne faut surtout pas caresser l’animal, et ne pas essayer de l’attraper par ses propres moyens, mais plutôt de prévenir la police municipale (02 40 41 95 30)  pour que celle-ci puisse s’en saisir. Âgé de deux mois, pour un poids estimé de 800 grammes, le petit félin fugueur s’est vu attribué un véritable portrait robot pour le rendre aisément reconnaissable.

Il est décrit ainsi : il est borgne et tigré et des marques distinctives blanches sont visibles sur son nez et son ventre. Ne succombez pas à son charme aussi mignon soit-il :  une distance de sécurité est à adopter absolument comme un bouclier défensif pour s’en protéger.

Quelques précisions de l’Institut Pasteur et de l’Institut National de Veille Sanitaire sur la rage au patronyme plus médical de virus rabique qu’un animal peut transmettre rarement à l’homme

La rage fait partie des maladies à déclaration obligatoire et se transmet à l’homme par « des animaux infectés par morsure, griffure, ou par léchage sur une peau porteuse de lésions ou sur les muqueuses », indique l’Institut de veille sanitaire (InVS).Le virus rabique est neurotrope : il infecte le système nerveux et affecte son fonctionnement. Il perturbe les neurones, notamment ceux qui régulent des fonctionnements rythmiques comme l’activité cardiaque ou la respiration. Après quelques jours à quelques mois d’incubation, l’animal atteint développe un tableau d’encéphalite.

La phase symptomatique débute souvent par une dysphagie (difficulté à avaler) et des troubles neuropsychiatriques variés (anxiété et agitation). L’hydrophobie est parfois présente. L’évolution se fait vers le coma et la mort (souvent par arrêt respiratoire) très rapidement (entre quelques jours ou au grand maximum quelques semaines). Il y a bien sûr un vaccin qui bénéficie aux êtres humains contaminés (donc non à titre préventif mais de post-contamination).

chaton, Pixabay

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