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ExoMars : Schiaparelli a entamé avec succès sa descente pour atterrir sur Mars

L’Europe (l’ESA ou European Space Agency) en rêvait et est en phase de le réaliser et de rivaliser désormais avec les Américains qui ont inauguré l’ère des robots sur Mars avec, pour dernière réussite, l’atterrissage du rover Curiosity, le 6 août 2013, unique passager de la mission Mars Science Laboratory (MSL).

marstgoschiarapelli

L’ESA et sa mission baptisée ExoMars, ont déclenché, ce dimanche 16 octobre 2016, la descente, non dénuée de suspense, de l’atterrisseur européen Schiaparelli, et ce pour une durée prévue de trois jours, avant de toucher le sol martien. Soulignons, qu’après une frayeur d’une heure, la sonde TGO (Trace Gas Orbiter) a donné de nouveau signe de vie aux ingénieurs. Les deux appareils ont un rôle capital à jouer : explorer la planète rouge ainsi que son atmosphère pour y déceler, objet fantasmé depuis des décennies, d’éventuelles traces de vie.

TGO et Schiaparelli : deux compagnons de voyage spatial et spécial qui viennent de se séparer, pour nous l’espérons, le meilleur, avec des missions dévolues à chacun, pour la quête de la vie sur Mars

TGO et Schiaparelli, ont parcouru près de 500 millions de kilomètres, depuis leur lancement le 16 mars 2016, par l’intermédiaire d’une fusée russe Proton, donc en étroite collaboration avec l’agence spatiale russe (Roscosmos). Le décollage a été effectué depuis le site de Baïkonour, qui est situé au Kazakhstan. Après une traversée de sept mois dans l’espace pour rejoindre la planète rouge, Schiaparelli s’est séparée définitivement à 16h42 (heure de Paris) de TGO, chargée de son transport mais également d’une toute autre mission sur laquelle nous reviendrons dans l’article.

Cette sonde, se voit dans l’obligation de changer de trajectoire dans la nuit pour s’écarter de Mars, faute de quoi elle entrerait, en collision fatale, avec cette dernière. Mercredi sera aussi un grand jour pour elle : se mettre en orbite, mais à l’abri, autour de la planète rouge. Ce même mercredi, Schiaparelli amorcera son atterrissage, espérons-le, réussi, sur le sol inhospitalier de Mars. Dès 2018, TGO sera à la chasse affûté de traces de gaz dans l’atmosphère martienne, et surtout le méthane, véritable révélateur d’une vie extra-terrestre, qu’elle soit éteinte ou actuelle.

Un atterrissage des plus périlleux et une durée de vie de deux à huit jours seulement pour Schiaparelli : le module, sur lequel se focalisent beaucoup d’espoirs, a une lourde tâche devant lui

Schiaparelli se décline ainsi en chiffres : une masse de 577 kilos au départ et une capsule de 2,40 mètres de diamètre. La descente vers Mars est de trois jours, mais l’impact ne durera que six minutes. Cette fulgurance s’explique par une vitesse de 21.000 km/heure qui sera affichée par Schiaparelli. Un bouclier thermique aura une double fonction : la préserver de la chaleur atmosphérique et diminuer sa vitesse. Afin d’éviter tout crash, un parachute s’ouvrira en fin de cette course folle et lui permettra de se poser sur la plaine équatoriale de Meridiani Planum.

A fleur de terre martienne, neuf rétrofusées seront allumées à environ 1 kilomètre pour la freiner encore davantage et les moteurs seront ensuite coupés à 1 ou 2 mètres du sol. Les capteurs de Schiaparelli seront d’emblée sollicités, un peu plus d’une heure avant le choc, pour engranger une moisson de données. Le module dispose d’un panel de précieux outils : une petite station météo qui mesurera la pression, la température, la vitesse du vent mais aussi les champs électriques à la surface de Mars. Mais, son espérance de vie est courte avec une faible batterie.

marstgoschiarapelli, Illustration d'auteur/ESA

A propos Eric Françonnet

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