Vêtements

Allergies : des substances chimiques dans les vêtements, vers une limitation

L’agence suédoise des produits chimiques et l’ANSES viennent de demander aux autorités européennes de revoir la concentration de plus de 1000 substances utilisées dans la fabrication des vêtements et susceptibles de provoquer des allergies cutanées. Vous avez craqué pour cette jolie blouse en vitrine ou ce jean très tendance et après les avoir portés, c’est le drame.

Boutons, plaques, démangeaisons

Face à ce phénomène, beaucoup trop récurent, l’ANSES en collaboration avec l’agence suédoise des produits chimiques a soumis une proposition aux autorités européennes visant à « interdire ou tout du moins limiter plus de 1000 substances allergisantes dans les produits textiles, cuirs, fourrures, peaux ». Lorsque l’on achète de nouveaux vêtements, il est donc conseillé avant de les porter de les laver une première fois afin de réduire au maximum le contact des produits néfastes pour la peau. Des traces de métaux lourds comme le cobalt, le cuivre, le plomb, le mercure, le cadmium ont été identifiées ainsi que du cuivre et du nickel, mais également des molécules qui permettent de stabiliser les couleurs. Côté chaussures, il est question de chrome VI ou de colophane (utilisé dans les colles). En France, on estime que 1 à 5% des cas d’allergies ou de dermatites de contact sont en lien avec l’habillement et 3 à 11% avec les chaussures.

Une source potentielle d’allergies

Les produits en cause outre les substances d’origine professionnelle sont le plus souvent des cosmétiques, des vêtements ou des médicamenteuses. Les vêtements sont une source d’allergies de contact le plus souvent par ses colorants, mais rarement par le textile lui-même. Les métaux non précieux peuvent être mis en cause. Certaines de ces substances qui entrent dans la composition de l’habillement sont allergènes, voire toxiques. L’agence préconise un meilleur étiquetage, plus détaillé, mais en attendant qu’il soit effectif, il est important de passer en machine les vêtements neufs et plus particulièrement ceux destinés aux enfants, aux nourrissons, aux personnes ayant la peau fragile. Il faut aussi privilégier les fibres naturelles comme le lin, le chanvre, le nylon, le coton et de préférence avec la mention sans solvant.

Un problème de santé publique

Ces allergies sont parfois très graves, voire difficiles à prévoir. Régulièrement 60 millions de consommateurs nous alertent sur ces nombreuses allergies cutanées liées au port de chaussures, de vêtements. Allergologues, dermatologues ont souvent du mal à identifier les produits responsables, car les vêtements contiennent en effet des dizaines de molécules provenant de colorants, de colles, de tannage du cuir, des accessoires en métal sans compter celles issues du stockage, du transport des marchandises notamment des fongicides. L’ANSES demande un abaissement du seuil réglementaire du nickel, du chrome VI et vers une information détaillée sur les étiquettes. On est tous plus ou moins accros à la mode, aura-t-elle un jour notre peau ? Il est fort probable si rien n’est fait concrètement pour améliorer la fabrication des vêtements, des chaussures.

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