François Bayrou lance la réduction sur les ALD et les arrêts maladie
Bayrou, réduction ALD et arrêts maladie : c’est le cocktail explosif que nous a servi le Premier ministre ce 15 juillet. Une annonce comme un cachet amer qu’on avale de travers… et qu’on n’oublie pas. Est-ce normal qu’en 2025, quand on parle d’économie, ce soit encore les plus fragiles qui trinquent ? Personnellement, j’ai du mal à digérer.
Ce que François Bayrou propose : un coup de rabot chez les malades
Avant d’entrer dans le détail, petit récap visuel des principales mesures annoncées concernant la santé :
| Mesure annoncée | Détail | Impact probable |
|---|---|---|
| Franchise médicaments à 100€ | Doublement du reste à charge pour les assurés | Plus de frais pour les patients, surtout ALD |
| Fin du remboursement systématique à 100% en ALD | Médicaments sans lien direct avec l’affection ne seront plus pris en charge | Moins de confort pour les malades chroniques |
| Contrôle des arrêts maladie renforcé | Le généraliste décidera seul du retour au travail, sauf exceptions | Retour précipité pour certains salariés |
| « Année blanche » pour les retraites et aides sociales | Pas de revalorisation malgré l’inflation | Perte de pouvoir d’achat des plus vulnérables |
Quand la santé devient une variable d’ajustement budgétaire
Je ne sais pas vous, mais moi, entendre que le déficit public doit être comblé par les patients, ça me laisse un goût amer. On parle ici de personnes atteintes de maladies longues ou chroniques, pas de fraudeurs professionnels ! Bayrou évoque la « responsabilisation » des malades. Franchement, qui a envie de multiplier les examens pour le plaisir ? J’ai accompagné ma mère pendant son cancer du sein : croyez-moi, personne ne se bat avec la Sécu pour un IRM de confort…
Le Premier ministre évoque même des « examens médicaux identiques à deux semaines d’écart », comme si c’était une lubie. Non, c’est souvent une urgence médicale, une suspicion, un double avis. Et parfois, juste une machine en panne dans l’hôpital voisin.
ALD : bientôt un luxe ?
Les patients en Affection Longue Durée (ALD) bénéficiaient jusqu’ici d’un remboursement à 100%. Mais Bayrou veut remettre ça en question dès 2026 : seuls les traitements strictement liés à la maladie seront pris en charge. Et encore, pas forcément intégralement.
Je me souviens d’un ami diabétique qui me disait : « Si je prends des antidépresseurs, c’est pas pour le plaisir, c’est parce que ma maladie me bouffe la tête ». Avec cette réforme, ce type de médicament pourrait ne plus être remboursé. C’est là qu’on réalise l’absurdité de compartimenter la santé.
Arrêts maladie : le généraliste en ligne de mire
Autre mesure : ce ne sera plus le médecin du travail, mais bien le généraliste qui devra dire si on peut reprendre le boulot après un arrêt prolongé. Officiellement, c’est pour lutter contre « la dérive », puisque 50% des arrêts seraient « non justifiés » lors des contrôles.
Mais soyons honnêtes. Ce n’est pas un médecin généraliste, souvent surbooké, qui va pouvoir, seul, décider si un salarié est apte à retravailler dans des conditions parfois très dures. Mon voisin, manutentionnaire, a été opéré d’une hernie discale. Au bout de 30 jours, son généraliste était gêné : « Je peux te prolonger, mais c’est le médecin du travail qui devrait juger ». Eh bien, demain, ce sera plus le cas.
Ce que ça change pour nous ?
En vrai, tout. On ne parle pas ici d’un lointain ajustement technique, mais de notre quotidien, notre santé, notre sécurité sociale. Ce que François Bayrou dessine, c’est un modèle où la maladie devient un coût à limiter, une ligne budgétaire à rogner.
En tant que citoyen, je peux comprendre qu’il faille faire des économies. Mais demander un effort aux malades, tout en laissant des niches fiscales prospérer ou en augmentant le budget des Armées sans sourciller… ça interroge. Et surtout, ça dérange.
Une pilule amère pour les arrêts maladie et les ALD
Ce qui se profile avec Bayrou, réduction ALD et arrêts maladie, ce n’est pas juste un tour de vis budgétaire. C’est une révision de notre contrat social. Et quand on commence à faire les poches des malades pour boucler les fins de mois de l’État, c’est que la santé publique est bien malade elle aussi.



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