La consommation de betteraves crues : un risque accru d’intoxication alimentaire

Consommer des betteraves crues aurait un impact nocif pour la santé, publique de surcroît. C’est un constat alarmant, que la DGCCRF (qui est l’acronyme de  la puissante Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) vient de diffuser, via une recommandation, à suivre formellement, dans l’attente floue, d’en savoir davantage. La cuisson est considérée comme protectrice, et doit prévaloir dans les établissements scolaires et les maisons de retraite, où des réactions sur leur intolérance crue, s’illustrent hélas.

Crédits Photo : Pixabay

Une cuisson, considérée comme un réflexe à adopter, si vous ne voulez pas arrêter de consommer des betteraves

Une suite d’épisodes, à fréquence très rapprochée, d’intoxications alimentaires collectives, indubitablement propres à l’ingestion de betteraves crues, dans des zones diverses du territoire hexagonal, sont à l’origine d’un acte fort, émanant de la DGCCRF, qui, après mûre réflexion, a rendu public, un avis recommandant, d’éviter de consommer ce légume, sans cuisson préalable, rempart sanitaire. Nous ne pouvons que saluer cette démarche, étant explicite, pour toute prise de conscience, qu’elle soit individuelle, et même plus, dans la mesure du possible, collective. Le message est, gage d’un souci de compréhension simplifiée, d’une clarté, à en éblouir un aveugle : gageons que ce communiqué soit suivi, et ce en masse.

Dans l’attente d’études plus poussées, c’est essentiellement la restauration collective, qui est sous étroite surveillance

Le dernier volet d’intoxication à ce légume retors, impliquant 45 personnes, est survenu dans le département des Pays de la Loire. Nous devons noter que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a été, en tous les cas, sollicitée, pour un décryptage de ce fait divers. Notons que des recherches plus fouillées sont d’ores et déjà engagées. Trois règles d’or, en termes de prévention, sont  d’actualité, en attendant d’en savoir davantage : ne pas servir de betteraves crues, ni au sein des restaurants des établissements scolaires, ni dans les maisons de retraite, afin de conclure. Les inconforts alimentaires causent, en cascade, nausées et vomissements. Les complications sont rares.

Beterrave rouge, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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