Les huiles essentielles, faut-il redouter leur toxicité ?

A l’approche de l’hiver, le cocooning s’installe dans toutes les maisons, les huiles essentielles sont très à la mode, douceur, chaleur, parfum délicat, assainissement, tout est réunit pour passer un bon hiver bien au chaud. Les huiles essentielles sont des préparations très concentrées, elles peuvent en cas de surdosage provoquer des intoxications.

Couloir d'un hôpital

L’inhalation des vapeurs peut aussi irriter les voies respiratoires

Certaines personnes sont plus sensibles que les autres à la toxicité des huiles essentielles, les asthmatiques, ceux qui sont sujets aux crises d’épilepsie, les femmes enceintes ou celles qui allaitent, les jeunes enfants. De toute évidence, ce ne sont pas des produits anodins. Les huiles essentielles s’obtiennent par distillation des plantes, des écorces, des feuilles. Elles sont utilisées depuis très longtemps, elles connaissent actuellement un regain d’intérêt : parfum d’ambiance, incorporées à des produits de beauté, à des huiles de massage… Elles sont proposées à la vente pour différents maux, rhume, stress, eczéma. Il existe plus de 500 huiles essentielles qui ont chacune leurs propriétés.

Les premiers frimas vont arriver plus vite que l’on ne croit avec tous les virus désagréables, afin de s’en prémunir, le geste huile essentielle pour assainir la maison est de plus en plus courant. Après quelques pulvérisations, la maison est purifiée.

Les médecins ne sont pas tout à fait d’accord avec cette affirmation

Les allergologues ainsi que les pneumologues nous rappellent que ces produits d’ambiance ne désinfectent pas tant que cela les maisons, ils sont surtout une source de polluants supplémentaire. Interrogés par le Parisien, les professionnels de santé insistent sur le fait que les huiles essentielles ne sont qu’en réalité : un miroir aux alouettes. Tous ces produits ainsi que l’encens, les bougies parfumées sont à proscrire pour tous ceux qui présentent des allergies, des problèmes respiratoires.

La petite phrase que les industriels bombardent sur les antennes de radio, de télévision : pour qu’un intérieur soit propre, il faut qu’il sente bon. Le chef de service de pneumologie de l’hôpital nord de Marseille a tenu à préciser que si une maison dégageait des parfums synthétiques, c’est que des composants volatils étaient présents, donc une pollution atmosphérique dangereuse pour les personnes fragiles. La meilleure solution pour que votre maison respire le frais, qu’elle soit saine il faut les fenêtres 5 à 10 minutes par jour, c’est gratuit et plus efficace pour améliorer l’air.

Couloir d’un hôpital, Pixabay – bella67

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