Une infection nosocomiale détectée au CHU de Clermont-Ferrand

Couloir dun hôpital
Cette infection est contractée sans un établissement de soins. Elle est considérée comme nosocomiale lorsqu’elle apparaît dans les 48 heures après le premier jour de l’hospitalisation. Le patient peut être atteint avec ses propres germes ou avec ceux présents sur d’autres malades, du matériel véhiculé par les soignants. Les germes les plus fréquents sont les Echerichia 24,7%, les Staphylocoques dorés 18.9%.
Couloir-dun-hôpital Une infection nosocomiale détectée au CHU de Clermont-Ferrand

Les personnes les plus faibles sont touchées par ces infections nosocomiales

Ceux dont le système immunitaire est affaibli, les nouveaux nés, les personnes âgées. De même plus on introduit de corps étrangers dans l’organisme, plus le risque est important. Selon des chiffres récents, 1% de patients en seraient atteints en maternité contre 22% en réanimation. Les infections nosocomiales ne peuvent pas être totalement évitées mais le respect des règles d’hygiène peuvent tout de même en diminuer le risque. Plusieurs travaux de recherche sont en cours afin de mieux comprendre la dynamique de ces infections, de les prévenir, les guérir. Les infections nosocomiales sont un réel problème de santé publique pour les établissements de soins. Tous les ans, chaque établissement doit publier l’ensemble des moyens mis en oeuvre pour lutter contre ces infections. La résistance aux antibiotiques est problématique, elle oblige souvent à changer d’antibiotiques en cours de traitement, ce qui retarde la guérison.

Le service de maternité du CHU d’Estaing de Clermont-Ferrand touché par cette infection

Trois cas de Streptocoque A ont été détectés la semaine dernière sur plusieurs mamans, les bébés n’ont pas été atteints. Les trois jeunes mères infectées ont accouché le 13 avril, un traitement antibiotique a été mis en place pour une durée de trois semaines, déjà l’état des patients s’est nettement amélioré. Les nouveaux nés n’ont pas été touchés mais par mesure de précaution, ils sont aussi sous traitement. Toutes les mamans présentes dans le service, plus de 60 ont été également traitées. Les médecins de la ville auvergnate ainsi que l’agence régionale de santé enquêtent afin de déterminer comment cette infection nosocomiale a pu se déclarer dans ce service de maternité. Le port du masque est pour l’instant obligatoire. Cet établissement pratique des accouchements difficiles, le taux d’infection reste bas, seulement 1%. Chaque jour, ce sont plus de dix à douze nouveaux nés qui voient le jour dans cette maternité.

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