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UNICEF : un mannequin challenge pour dénoncer l’excision des femmes africaines

Dans une vidéo publiée sur YouTube, plateforme de contenus en ligne qui peuvent être partagés, le 20 décembre 2016, l’UNICEF s’érige, via un Mannequin Challenge, ce qui est en vogue, contre l’inadmissible violence de l’excision des jeunes filles africaines. Notons que 1 femme sur 2 serait concernée par ces mutilations, honteuses et douloureuses. Les motifs, de telles pratiques, sont d’ordre culturel, avec l’empreinte de la religion, et irréversibles.

Femme africaine

Le Tchad, pays le plus concerné, a servi de terre d’accueil, avec la mobilisation de tout un village, pour le tournage d’un mannequin challenge, contre les excisions des femmes africaines

La vidéo porte le titre suivant, qui nous invite à ne surtout pas être insensibles, avec à contrario, une réaction de soutien souhaitée, et qui est fortement désirée : « You can’t stay frozen » (la traduction est aisée et signifie « Vous ne pouvez pas rester de glace »). L’UNICEF s’est voulu percutante, via la tendance, du moment : il ne s’agit ni plus, ni moins, d’un Mannequin Challenge, qui implique à rester immobile, pour sensibiliser les esprits égoïstes ou mal informés. Pareille vidéo a été publiée sur le compte YouTube du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF en français). La première radio de France, RTL, spécifie que le tournage a eu lieu sur place, dans un petit village tchadien, et ce pour un réalisme, le plus sûr, ainsi que dur possible : tandis que les habitants, petits et grands, sont figés dans leurs activités, une excision inexorable se prépare.

L’excision concernerait environ 70 millions de femmes africaines, et ce avec par exemple, une barbare lame de rasoir : si les séquelles psychiques sont réelles, celles physiques existent

Dans une demeure de fortune, une jeune femme, cernée de trois femmes plus âgées, auxquelles elle ne peut échapper, s’attend à l’imminence du pire, à savoir de se faire exciser avec une simple lame de rasoir. Voilà une motivation tranchante à dénoncer, qui demeure un exercice dangereux, de plus, à l’hygiène déplorable. Comme commentaire ponctuant la fin de la vidéo, nous avons comme message explicite, cette statistique, qui mérite de nous interpeller : « au Tchad, une fille sur deux est victime de mutilation génitale. Nous ne pouvons rester de glace. Cette pratique doit cesser ». 70 millions de femmes (parfois de façon très précoce) seraient excisées en Afrique et au Yemen. Notons que les pays occidentaux sont aussi, conséquence de l’immigration, touchés. Cette barbarie s’exporte depuis l’Afrique et l’Asie du Sud-Ouest.

https://youtu.be/7GRlvoDeyZ0

Femme africaine, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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