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38% des femmes confrontées au stress post traumatique après une fausse couche

Elles sont très difficiles à vivre pour un couple. La fausse couche est l’expulsion de l’utérus d’un fœtus encore incapable de survivre seul. Certaines études mettent en avant que plus d’un tiers des grossesses se terminent par une fausse couche, le plus souvent avant même que la femme ne sache qu’elle attend un enfant. Le risque est encore plus grand lorsqu’elles sont âgées de plus de 35 ans. La plupart des complications interviennent durant les trois premiers mois de grossesse.
Être angoissé

Les fausses couches restent de véritables traumatismes pour les femmes

Après une fausse couche, les femmes traversent une période difficile, il est fréquent de constater des moments de dépression, cet état s’explique en partie par le bouleversement hormonal occasionné par l’avortement involontaire. La femme se débat avec des tas de questions, d’interrogations, d’inquiétude, l’espoir d’un enfant s’est envolé, la maternité, la féminité est alors remise en question, l’avenir est flou. C’est à ce moment précis que l’entourage a toute son importance : réconfort, présence, il faut briser ce sentiment de culpabilité. Cette période de deuil de l’enfant perdu varie aussi selon la sensibilité de chaque femme. Cet accident de parcours dramatique ne doit pas être une barrière pour une future grossesse.

Les symptômes sont nombreux à cause de ce stress post traumatique

Une étude parue dans le BMJ Open rapporte que plus de 38% des femmes souffrent de stress post traumatique après une fausse couche. Les scientifiques de l’Impérial Collège de Londres en Angleterre ont recruté plus de 113 femmes, elles ont toutes été victimes de fausses couches. Deux femmes sur cinq ont été concernées par un stress post traumatique. Les patientes ont décrit des symptômes variés : sentiment de détresse, cauchemars, elles ne veulent plus être en relation avec des choses ayant un rapport avec une grossesse.
La plupart des femmes qui ont été victimes d’une fausse couche sont après cet accident seules face à leur culpabilité, cet isolement n’arrange en rien la situation de détresse. Dans l’étude, on apprend que plus de 40% des femmes ont des répercussions sur les relations personnelles, un tiers des femmes avouent que les symptômes affectent leur vie professionnelle. Des traitements sont à l’essai afin de mieux accompagner les femmes qui ont subi des avortements involontaires.
Être angoissé, Pixabay – geralt

A propos Martine Eden

Avec son expérience acquise au fil des années, elle nous livre quotidiennement ses découvertes en matière de santé.

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