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Les ados sacrifient-ils leur capital sonore en écoutant la musique trop fort ?

A quand une greffe d’oreillettes ? Cette question souligne que les ados ne quittent plus ces dernières, quelque soit le lieu où il se trouvent, également quelque soit l’heure, pour écouter de la musique grâce à leur smartphone. La journée mondiale de l’audition aura lieu le 9 mars prochain : une enquête JNA-Ifop, arrive à point nommé, pour dénoncer des pratiques dangereuses pour l’audition, chez les jeunes âgés de 15 à 17 ans, qui sont presque tous détenteurs d’un smartphone. 76% d’entre eux, utilisent avec des abus, leur smartphone, pour écouter de la musique, enregistrée sous forme de fichiers numériques adéquats au sein de leurs playlists favorites. Plus inquiétant, un quart des ados ont déjà été sujets à des acouphènes.

Casque

Les oreillettes au volume sonore débridé sont privilégiées par les ados du matin jusqu’au coucher

Près des deux tiers des 15-17 ans (65%), contrairement à toutes les autres tranches d’âges, avouent leur choix motivé d’utiliser des oreillettes afin de pouvoir écouter de la musique. Il convient de souligner que les oreillettes, contrairement aux casques, qu’il serait plus précautionneux de porter, ne présentent aucune limitation du niveau sonore et sont de plus introduites directement dans le creux du conduit auditif. Le danger est donc double et il conviendrait d’en tirer les bonnes conduites que les jeunes, au caractère irresponsable, devraient entendre, de la part des spécialistes de l’audition. La musique les accompagne même jusqu’aux portes de leur sommeil avec 54% des adolescents avouant s’endormir tout en l’écoutant : cela est-il le signe d’une véritable addiction ? En tout cas, c’est un refuge, notamment en société, où ils s’isolent, avec un volume, poussé jusqu’à la saturation.

Les premiers dégâts sont des acouphènes et il est conseillé de surveiller fortement les décibels

Les jeunes, brillant par leur inconséquence, sont pourtant témoins des premiers effets dommageables pour leur audition : 42% chez les 18-24 ans, et 41% chez les 25-34 ans reconnaissent avoir déjà été affectés par des acouphènes, qui sont des sensations auditives désagréables, étant associées traditionnellement au vieillissement (sifflement, grésillement, bourdonnement, chuintement, etc.) et donc apparaissant avec beaucoup trop de précocité. Quel est donc le volume recommandé pour éviter au maximum d’endommager nos oreilles ? Deux facteurs rentrent en compte : le niveau sonore et la durée d’exposition. Jusqu’à 80 dB, il n’y a aucun risque pour l’oreille, quelle que soit la durée d’exposition ; de 80 à 90 dB, on approche de la zone de nocivité ; de 90 à 115 dB, notre oreille est en danger ; au delà de 115 dB, les dégâts sont immédiatement irréversibles.

Casque, Pixabay – Unsplash

A propos Eric Françonnet

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