Gaz hilarant

Gaz hilarant, la nouvelle drogue des jeunes suscite l’inquiétude

Il était très populaire dans les années 90 lors notamment des tecknivals. Bon marché, cette drogue refait parler d’elle, très prisée par les plus jeunes dans les fêtes. Le gaz hilarant se trouve très facilement, il s’achète sans aucune restriction dans n’importe quel supermarché. Ce sont de petites capsules que l’on insère dans des siphons pour un usage culinaire.

Des ballons de baudruche

Les jeunes se procurent un mini siphon sur internet pour une dizaine d’euros. Il suffit de transvaser le gaz hilarant contenu dans les cartouches via ce « crackers », mini siphon coloré dans un ballon de baudruche. On aspire et l’on perd pied, on est désorienté. Les étudiants pour la plus grande majorité prennent des triples doses pour plus d’effets. Ils pensent que cela n’est pas dangereux. Pourtant, au-delà des nausées, des maux de tête, des vomissements, le Protoxyde d’Azote peut être à l’origine de troubles du rythme cardiaque ou de la tension, d’une carence en vitamine B12. Celle-ci peut provoquer des affections de la moelle épinière qui entraînent des troubles moteurs des quatre membres. Selon les neurologues, en l’absence de traitement rapide, c’est malheureusement définitif.

Ce gaz explose en France

Les risques sont essentiellement à long terme. L’ivresse soudaine provoquée par ce gaz peut être à l’origine de chutes et parfois de pertes de connaissance. L’usage répété de ce gaz peut créer de graves problèmes sur le plan neurologique et hématologique. Les consommateurs parlent d’euphorie intense quasi immédiate. Consommer ce gaz n’est pas sans conséquence. Cette accessibilité a propulsé cette drogue au rang de troisième produit psychoactif le plus consommé chez les étudiants français après le cannabis et le poppers selon une étude parue en 2018 et citée par le Parisien. Ce gaz se trouve également dans les bombes de dépoussiérant pour ordinateurs.

Interdire la vente aux mineurs

Ce gaz a déjà provoqué plus de 17 décès en Angleterre. De nombreux sénateurs du nord de la France veulent interdire la vente des aérosols et des cartouches aux moins de 18 ans. Ce gaz est utilisé originellement sous forme de cartouche pour les siphons culinaires. On les trouve en vente libre dans tous les supermarchés. Dans le milieu hospitalier, ce gaz est utilisé pour ses propriétés anesthésiques et anti douleur. Malheureusement comme de nombreux produits, ce gaz fait l’objet d’usages détournés en raison de son effet euphorisant. Le département du nord de la France est majoritairement par une recrudescence de ce gaz. Les sénateurs voudraient qu’un pictogramme soit apposé sur les produits contenant ce gaz « interdit aux mineurs » ainsi qu’une information des risques.

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