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Homéopathie : un effet pervers du déremboursement ?

31 octobre 2018

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Homéopathie : un effet pervers du déremboursement ?

Le déremboursement des traitements homéopathiques, réclamé depuis plusieurs années par certains médecins, pourrait avoir des effets pervers et entrainer des reports de prescriptions couteux pour la collectivité, a affirmé dans une tribune au Figaro le président du syndicat national des médecins homéopathes français, Charles Bentz.

Si M. Bentz défend dans sa tribune la scientificité et l’efficacité de l’homéopathie (une forme de médecine très populaire dans l’Hexagone, où près d’un Français sur deux y a déjà eu recours) en s’appuyant sur des études scientifiques, il est un argument avancé par le patron des médecins homéopathes, qui devrait particulièrement intéresser les décideurs politiques : celui des risques de surcoût pour l’Assurance maladie que pourrait entrainer le déremboursement des traitements homéopathiques.

« Ceux qui espèrent que le déremboursement permettra de faire des économies et de « rationaliser » les dépenses  poussent au contraire vers des effets inverses, vus les reports de prescriptions inévitables vers des traitements plus chers… et plus risqués », assure le médecin homéopathe avant de préciser le coût actuel de l’homéopathie pour la collectivité.

Le remboursement des traitements homéopathiques (certains d’entre eux étant remboursés à hauteur de 30% par l’Assurance maladie) « a représenté seulement 0,29% des remboursements de médicaments en 2016. Ce coût est minime et démontre à lui seul que l’argument financier de ceux qui s’attaquent aveuglément à l’homéopathie ne tient pas », s’insurge Charles Bentz.

Et le médecin homéopathe d’insister sur les résultats de plusieurs études menées, selon lui, au cours des dernières années. « Les médecins généralistes formés en homéopathie traitent leurs patients, à niveau de sévérité égal, avec un bénéfice clinique comparable, tout en ayant recours grâce aux médicaments homéopathiques à moins de médicaments iatrogènes (qui peuvent provoquer des effets secondaires Ndlr.) ».

« Les patients ainsi pris en charge sont moins exposés aux effets secondaires, aux mésusages, ou encore à la dépendance médicamenteuse, ce qui présente un réel intérêt de santé publique en plus de permettre de réaliser des économies pour la collectivité », conclut Charles Bentz.

Femme, Pixabay – Mzlle
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