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Patrick Legembre : qui est-il exactement ?

La France fait partie des pays qui ont largement contribué à la forte avancée de la science grâce surtout aux nombreux chercheurs de haut niveau qui travaillent d’arrache-pied pour rendre le monde meilleur, plus sûr et plus sain. Parmi ces scientifiques français qui ont pu révolutionner le monde avec leurs recherches et prouesses scientifiques, Patrick Legembre mérite d’être évoqué. Mais qui est-il exactement ? Sur quelles recherches se focalise-t-il ? Quel est son parcours ?

Patrick Legembre : tout savoir sur son parcours

Né le 1er octobre 1974 à Bordeaux, Patrick Legembre a continué ses études à l’Université de Bordeaux où il a décroché son doctorat en 2002 après son BAC. Il s’est spécialisé dans l’oncologie et l’immunologie. Après ses études universitaires, le chercheur de 46 ans a suivi une formation postdoctorale à l’Université de Chicago, aux États-Unis. Pendant 2 ans, il s’est focalisé sur les travaux de recherche liés au développement des cellules cancéreuses dans l’organisme. Sous l’égide du Professeur Marcus Peter, il a étudié les principales causes et le niveau de propagation de ces cellules dans l’organisme. Il a également analysé le processus métastatique provoqué par les récepteurs de mort. Après cette formation, Patrick Legembre a lancé son premier groupe de recherche, dès son retour en France.

Après avoir réussi le concours d’entrée à l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) à l’Unité de Bordeaux en décembre 2005, il a décroché le poste de professeur associé et Chargé de recherche dans cet institut. Puis, il a rejoint l’équipe de recherches de Rennes en janvier 2010. Il est passé du statut d’un simple professeur à celui de directeur au cours de ce parcours. De 2013 à 2017, Patrick Legembre faisait partie du Conseil scientifique de la Ligue nationale contre le cancer.

Le chercheur a dans ce cas participé massivement à la lutte contre cette maladie chronique jusqu’en 2019. Entre 2009 et 2018, il devient éditeur associé du journal Recent Patents on Anti-Cancer Drug Discovery. Il a même été nommé Directeur de recherche au Centre de lutte contre le cancer Eugène Marquis à Rennes en 2015. En février 2020, il fait partie de l’équipe de chercheurs de Limoges et il est actuellement directeur des recherches de cet institut de renom. C’est l’un des premiers organisateurs des 2 éditions du congrès international scientifique Cell Death in Cancer qui se sont déroulées à Saint-Male en mai 2012 et 2017.

De nombreuses recherches et tests pour combattre le cancer du sein et le lupus

Patrick Legembre s’intéresse surtout au cancer du sein et au lupus, des pathologies qui touchent des millions de personnes en France et à travers le monde. Il axe ses recherches sur un récepteur mort nommé CD95 (Fas) ainsi que son ligand CD95L (FasL). Ce sont les premiers responsables du développement du lupus et de métastases chez les personnes atteintes d’un cancer du sein.

Le chercheur bordelais tente de soulager les symptômes cliniques du lupus à travers ses recherches, dont les douleurs et gonflements des articulations, les poussées de fièvre, les troubles de la vision… Il a également trouvé des molécules thérapeutiques destinées à éviter le risque de métastases dans les cas de cancer du sein et à empêcher le rôle pro-inflammatoire du CD95L. Ses médicaments appelés DB550 ont déjà fait l’objet de tests sur des souris porteuses du lupus qui sont guéries après quelques jours de traitement. Le fruit de ces nombreuses années de recherche a été publié dans une revue d’une réputation internationale « Nature Chemical Biology » en 2018. Avec son équipe de chercheurs, Patrick Legembre tente en ce moment de développer de nouvelles molécules thérapeutiques afin de proposer des médicaments pour les êtres humains. L’objectif est de pouvoir intégrer une molécule dans le traitement par chimiothérapie afin de bloquer l’action du récepteur CD95 et de réduire le risque de métastases. Le chercheur français a également pour ambition de produire des médicaments pour soigner les hommes et femmes touchés par le lupus.

Les résultats de ses recherches fructueuses lui valent le titre d’expert du métastatique de CD95. Mais jusqu’à présent, cette molécule n’arrive pas à atteindre les phases précliniques et cliniques à cause de certaines difficultés d’ordre administratif et financier. Pour finaliser ses recherches, Patrick Legembre a lancé une start-up destinée à accompagner le développement de cette molécule thérapeutique dans la version médicamenteuse, mais il est bloqué sur certaines étapes.

Patrick Legembre : les palmarès reçus et les publications réalisées

Patrick Legembre a réalisé plusieurs recherches qui ont été publiées dans de nombreux journaux scientifiques internationaux tels que PNAS, Immunity ou encore Plos Biology. Il a très vite connu une réputation sulfureuse auprès de la communauté scientifique. Au cours de son parcours, Patrick Legembre est également l’auteur de plusieurs ouvrages et thèses qui traitent de ses travaux de recherche. En 2018, son livre intitulé CD95 : Methods and Protocols en anglais rencontre un franc succès. Il prévoit également de publier sa nouvelle édition de revue Frontiers in Cell and Developmental Biology Signaling et d’autres publications appelées Probing the Side chain tolerance for inhibitors of the CD95/PLC γ1 interaction. Ce sont les fruits de sa collaboration avec le chimiste Mickael Jean de l’Université Rennes 1. Le modélisateur Nicolas Levoin l’a également aidé dans la réalisation de ces ouvrages qui vont prochainement voir le jour. Ces livres expliquent de manière détaillée le mécanisme d’action de sa molécule thérapeutique DB550 sur la voie de signalisation CD95. Le chercheur travaille, par ailleurs, de manière étroite avec des journaux scientifiques français pour lesquels il a écrit plus de 70 articles.

Grâce à ses nombreux travaux fructueux, Patrick Legembre amasse les récompenses et les prix. En 2007 et 2012, il a remporté le prix ANR Young Scientist. En 2012 et 2017, l’équipe de Patrick Legembre a reçu le prix de la Ligue contre le cancer. En 2016, ses travaux sur le cancer du sein ont été récompensés par le prix Avenir Ruban Rose et le prix de la Fondation Banque Populaire de l’Ouest Avenir. En 2018, ses recherches sur le lupus et le cancer du sein lui permettent également de décrocher le prix Jean Valade attribué par la Fondation de France.

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