Sécurité dans les transports Divia : les maires de Talant et Chevigny-Saint-Sauveur appellent l’État à intervenir

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En 2026, la question de la sécurité dans les transports Divia n’a jamais été aussi cruciale. Entre incidents répétés, agressions et un sentiment d’insécurité qui monte chez les usagers, il devient urgent d’agir. Pourtant, quatre ans après une promesse officielle d’établir une police nationale des transports dans la métropole dijonnaise, rien n’a concrètement été mis en place. Cette absence d’intervention de l’État alimente non seulement l’inquiétude des habitants, mais aussi la frustration des maires locaux, qui se voient contraints de réclamer solidairement une réponse efficace pour protéger leurs citoyens. Dans ce contexte, beaucoup se demandent si l’État va enfin tenir ses engagements et intervenir concrètement, ou si cette promesse va continuer à rester en suspens, laissant la sécurité des transports dans l’impasse.

Éléments clés Détails
Promesse non tenue Création de la police nationale des transports annoncée en novembre 2022 par Gérald Darmanin, toujours en attente en 2026
Incidents récents Jeune femme agressée, bus détourné, conductrice agressée dans la dernière période
Impact local Inquiétudes grandissantes des familles et usagers, appel à une intervention rapide
Obstacles Refus d’attribuer cette responsabilité aux policiers municipaux, souhaits d’un renforcement national ou métropolitain
Position des maires Unissent leurs voix pour une meilleure sécurité, insistent sur le rôle central de l’État

Pourquoi la sécurité dans les transports Divia est devenue une urgence

Les chiffres ne mentent pas, même si certains préfèrent faire semblant. Depuis quelques années, la métropole dijonnaise accumule les

faits divers : agressions, tentatives de détournement de bus, insultes dans les bus ou dans les stations. La situation est devenue tel qu’un sentiment d’insécurité profonde est désormais palpable. L’un des événements marquants ces derniers mois a été l’agression d’une jeune femme arrivée à son arrêt de tramway, le 22 janvier dernier, qui symbolise à lui seul l’ampleur du problème. Mais l’ironie veut que derrière ces actes, il y ait un vide juridique et organisationnel. La promesse faite en novembre 2022 de créer une police dans la métropole, censée assurer une sécurité renforcée dans les transports, n’a toujours pas été tenue, laissant la place à des erreurs et à l’incertitude.

Ce vide administratif alimente la crainte que la situation ne dégénère davantage. La multiplication des incidents a naturellement renforcé la mobilisation des maires régionaux, notamment Fabian Ruinet, maire de Talant, et Guillaume Ruet, maire de Chevigny-Saint-Sauveur. Ces derniers ont décidé d’interpeller directement l’État, en lui rappelant ses engagements, sans pour autant recevoir de réponses concrètes. Leurs appels à la mise en place d’une vraie police nationale ou d’une intervention spécifique ont été ignorés, en laissant croire que la sécurité ne serait pas une priorité immédiate. La question est alors simple : jusqu’où cette impasse peut-elle durer ?

Les maires de Talant et Chevigny veulent renforcer la sécurité sans dérogation

S’il est évident que l’insécurité grandissante suscite une inquiétude légitime, la réaction des élus locaux ne se limite pas à une simple dénonciation. Ils appellent à une intervention forte de l’État, refusant d’attribuer cette responsabilité aux policiers municipaux. Pourquoi ? Parce qu’ils considèrent que leur rôle est limité et qu’un vrai dispositif national ou métropolitain est nécessaire pour avoir une efficacité durable et surtout crédible. Ce sont donc ces maires qui réclament une présence policière plus étoffée, capable d’intervenir rapidement face aux agressions et de prévenir tout dérapage, plutôt que de laisser la sécurité aux seuls contrôleurs ou à des moyens locaux insuffisants.

En outre, ils insistent également sur le fait qu’il ne faut pas confier cette tâche à la police municipale, faute de pouvoir lui donner des prérogatives suffisantes. Leur souhait est clair : il faut une réponse nationale, ou à défaut une police métropolitaine dotée de pouvoirs renforcés, capable d’assurer la sécurité de tous les usagers dans un cadre cohérent et efficace. La position est rassurante pour ceux qui craignent que la sécurité ne soit laissée en suspens, mais elle soulève aussi une vraie question : l’État aura-t-il la capacité politique et financière d’accélérer la mise en place de cette police ?

Les alternatives proposées par les candidats et la vision des autorités

Face à cette crise, certains candidats à la mairie de Dijon proposent une solution différente : une police métropolitaine plutôt que nationale. La logique ? Qu’elle soit plus proche du terrain, plus réactive et donc plus efficace. Pourtant, cette proposition soulève de nombreux débats : est-ce qu’une police locale aurait le pouvoir nécessaire pour gérer les incidents ou faut-il une intervention centralisée ? La réponse varie selon les experts et les élus eux-mêmes. Pour Fabian Ruinet, il ne faut pas attendre que la situation devienne incontrôlable pour agir. Il prône plutôt une mutualisation de policiers municipaux, en dépendant directement de la métropole. Selon lui, cela permettrait de renforcer la cohérence et la rapidité des interventions, tout en évitant ces lacunes qui peuvent coûter cher en termes de sécurité. Cette proposition, cependant, reste encore en débats au sein du Conseil métropolitain.

Il faut dire que la réponse à la crise ne peut se résumer à une simple réorganisation administrative. La vraie interrogation tourne autour du rôle de l’État dans la sécurisation des transports : est-ce qu’il va enfin respecter ses promesses face à l’urgence ? La question est d’autant plus pressante que la prochaine étape, prévue à l’étude du Sénat, pourrait déboucher sur une législation permettant aux policiers municipaux d’avoir davantage de prérogatives. La sécurité des transports étant une priorité pour tous, il devient crucial que chacun, à commencer par l’État, prenne ses responsabilités sans tergiverser longtemps.

Quels enjeux pour la sécurité et la mobilité dans la métropole dijonnaise ?

Le sujet de la sécurité dans les transports est bien plus qu’un simple problème local. En réalité, c’est une question de confiance pour toute une région. Si les citoyens ne se sentent pas en sécurité dans les bus ou les tramways, comment peuvent-ils envisager une mobilité sûre et régulière ? La sécurité ne doit pas seulement être une réponse répressive, mais aussi une démarche de prévention intégrée. Cela suppose un vrai engagement de l’État, avec des moyens humains et materiels suffisants, pour assurer un continuum dans la protection de tous les usagers.

Ce contexte nous pousse à réfléchir sur plusieurs points : comment améliorer la prévention ? Quelles mesures concrètes pour renforcer la présence policière ? Et surtout, quelle organisation pour que la sécurité devienne une priorité, sans rester lettre morte ? La métropole dijonnaise, déjà affectée par une série d’incidents, montre qu’il est temps que l’autorité centrale prenne ses responsabilités et intervenant avec fermeté pour l’avenir de la mobilité dans la région. Il en va de la crédibilité des transports et de la qualité de vie des habitants.

Les démarches en cours et ce qui pourrait changer

Le contexte régional n’est pas qu’une histoire de mots. La semaine prochaine, le Sénat va examiner un texte qui pourrait renforcer considérablement les pouvoirs des policiers municipaux dans les transports publics. Si cette loi passe, cela pourrait modifier la donne, en permettant une intervention plus immédiate et plus efficace dans les incidents. Mais la question demeure : cela suffira-t-il à combler le vide actuel ?

Quelques pistes envisagées : la mutualisation des ressources policières, la création d’un poste dédié dans la métropole, ou encore une coordination renforcée entre la police nationale et locale. Lors d’une récente réunion, plusieurs responsables ont reconnu que la sécurité dans les transports n’est pas seulement un enjeu de chaque jour, mais bien un enjeu stratégique pour maintenir la confiance des citoyens dans leur mobilité.

Dans ce contexte, il devient impératif que l’État entende enfin la voix des élus locaux. La sécurité dans les transports est une priorité qui concerne tout le monde. Il faut agir maintenant, ou risquer de laisser cette crise s’étendre et d’entamer durablement la confiance des citoyens dans leur système de mobilité.

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Alain Vernet - Rédacteur Sécurité / Politique / Religion

Je suis Iron Vernet, un rédacteur digne du personnage Iron Man, j'ai la volonté d'informer autrui avec une pointe d'humour. Forcément, la culture et les technologies sont ma passion. Je suis également un geek acharné et j'adore les figurines Pop !