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Infléchir ses pensées pour les rendre positives contre la dépression saisonnière

Pour pallier aux journées hivernales trop courtes, avec un manque de luminosité handicapant pour le moral, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) serait une nouvelle arme efficace pour lutter sans pareil contre la dépression saisonnière, qui touche 4 à 6 % de la population. Traitée jusqu’alors grâce à l’action combinée des antidépresseurs  (le volet médicamenteux) et des séances de luminothérapie (au rythme quotidien recommandé), qui ont prouvé leur efficacité, la dépression saisonnière se déclinant aussi sous le terme de troubles affectifs saisonniers (TAS), se voit offrir une autre alternative thérapeutique pour un traitement des plus appropriés afin de d’être résorbée totalement sur le long cours. La piste explorée d’une TCC peut intriguer de prime abord parce qu’est est synonyme d’une approche psychologique totalement inédite. Mais elle pourrait se révéler comme un remède radical contre ce mal-être revenant sans cesse à la même époque et souvent chez les mêmes personnes. C’est en tout cas, ce que révèle une étude des chercheurs américains de l’université du Vermont qui vante les bienfaits de cette méthode suggestive d’auto-conviction (une TCC consiste à travailler sur les pensées négatives pour les rendre positives) pour une meilleure humeur retrouvée.

La TCC : courte définition et bienfaits indéniables contre les TAS

La thérapie cognitivo-comportementale a deux atouts pour séduire à la fois le corps médical (professionnels de la santé ayant pour spécialité la psychiatrie) et les patients confrontés au TAS (leur manque d’assiduité est criant concernant la luminothérapie avec pas moins des deux tiers l’abandonnant au bout d’une timide première séance) : son efficacité sur le long terme est avérée mais elle se mérite avec un véritable travail sur soi exigé. Rappelons que la TCC est à l’origine vouée à traiter la dépression chronique et non saisonnière : les chercheurs sont donc pionniers concernant une expérimentation réussie. La TCC est basée tout simplement sur la correction des pensées (on parle également de cognitions) négatives.

La TCC : une efficacité prouvée et s’inscrivant de façon pérenne

Les chercheurs ont diligenté leur étude de la sorte : ils ont testé la TCC sur un premier groupe de sujets soumis à la dépression saisonnière (88 adultes en état de souffrance psychologique imputable aux TAS) alors que dans le second groupe (87 adultes au moral faisant aussi grise mine) des séances de luminothérapie étaient la seule prescription privilégiée. Leurs résultats, publiés dans The american journal of psychiatry, ne laissent entrevoir aucune différence entre les deux groupes à l’issue du premier hiver. Mais la surprise est de taille l’hiver suivant avec une TCC  beaucoup plus efficace (27,3 % des sujets ont rechuté) que la luminothérapie (45,6 % des patients ont rechuté). Cela est de très bon augure pour les malades à l’avenir.

A propos Eric Françonnet

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