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27 propositions pour reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle

Selon l’organisation mondiale de la santé, l’épuisement au travail se caractérise par un sentiment de fatigue intense, d’une perte de contrôle, d’une incapacité à aboutir à des résultats performants. C’est en 1969 que le terme a été utilisé pour la première fois. Depuis les années 90, les problèmes psychologiques au travail ont augmenté de manière alarmante. De nos jours, le burn-out constitue la première cause d’absence prolongée de travail, cela peut aussi avoir des conséquences sur la vie quotidienne et familiale. La victime peut très vite glisser vers la dépression. Certains travailleurs s’épuisent au point d’y laisser leur vie. Le diagnostic est difficile à établir, les médecins ne disposent pas assez de critères précis, en cas de doute, la consultation d’un psychiatre est parfois suggérée.

Dépression

Actuellement, le burn-out n’est pas reconnu comme étant une maladie professionnelle

En France, plus de 3,2 millions de personnes seraient exposées à un risque élevé de burn-out. La pathologie est reconnue mais les symptômes restent toujours non identifiés. Benoît Hamon, il y a un an avait lancé une pétition proposant une loi pour le reconnaître comme une maladie professionnelle. Aujourd’hui, le rapport avec 27 propositions va être examiné par la commission des affaires sociales.

Cette maladie ne se manifeste pas que chez des personnes fragiles, elle peut toucher n’importe qui. Fatigué, démotivé, vous n’avez plus envie de vous rendre sur lieux de votre travail, c’est peut être un burn-out. Les victimes vont alors s’épuiser en essayant d’atteindre des objectifs irréalisables. Ce syndrome semble vous tomber dessus d’un coup pourtant il résulte d’un processus lent, d’une tension accumulée durant de longs mois, voire des années. La pression est de plus en plus forte, les exigences de plus en plus poussées, le risque de se retrouver au chômage toujours possible. Pour sortir de ce malaise, il est important de se faire aider, de garder l’équilibre entre le travail, la vie privée et la joie de vivre.

Les symptômes du burn-out sont nombreux

Celui qui est le plus ressenti, c’est la démotivation, une baisse d’estime de soi accompagnée d’une grande lassitude. La France est en retard en matière de prévention, de prise en charge des malades par rapport à certains pays d’Europe du nord, de la Suède, du Danemark pourtant le mot burn-out est passé dans le langage courant. S’il est enfin reconnu comme étant une maladie professionnelle, les entreprises devront financer la prise en charge au titre de régime d’indemnisation d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. Le rapport préconise la création d’un centre national de référence sur burn-out comme pour la grippe, la prévention figure aussi dans les mesures présentées.

Dépression, Pixabay – NattySttey

A propos Martine Eden

Avec son expérience acquise au fil des années, elle nous livre quotidiennement ses découvertes en matière de santé.

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2 commentaires

  1. le problème avec le burn-out, comme pour le harcèlement moral au travail, c’est qu’il n’y pas de pathologie psychologique spécifique, donc difficile de prouver que c’est causé seulement par les conditions de travail

  2. Je vous propose de vérifier vos sources, le burn out étant susceptible d’une reconnaissance au titre de la législation des maladies professionnelles depuis la loi Rebsamen en application de l’article L. 461-1 du Code de la sécurité sociale. Le dispositif peut être considéré comme perfectible mais il existe.

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