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Les yaourts peuvent être consommés sans danger jusqu’à trois semaines après leur DLC

Respecter impérativement la date limite de consommation (DLC) des produits alimentaires, est-ce toujours indispensable ? Il semblerait que non, concernant certaines denrées comestibles, à en croire l’association, réputée pour son franc-parler et bousculant, par conséquent, beaucoup d’idées reçues : nous pensons à 60 millions de consommateurs, qui se positionne clairement, dans son numéro paru le 23 mai dernier, sur le dépassement autorisée de la DLC pour les yaourts, comestibles encore trois semaines après et ce sans prise de risque pour le consommateur.

Yaourts

Même après le dépassement de trois semaines maximum de sa DLC, tout yaourt peut encore être consommé et ce sans impact néfaste sur notre santé

Pour en parvenir à cette conclusion, il a été analysé la composition de 48 yaourts (natures et aux fruits mixés, en morceaux ou aromatisés) étant disponibles en grande surface. Ce lundi 29 mai, le magazine a décidé de pousser plus loin son étude sur l’évolution des yaourts, une fois la date de péremption passée. Cette fois-ci, l’étude s’est intéressée à l’ensemble des yaourts le jour de leur date limite de consommation, puis ensuite sur un fil chronologique, de semaine en semaine, jusqu’au bout de la troisième. Tous les yaourts, malgré leur diversité, ont présenté une forte similarité.

Pour mériter son appellation, le yaourt doit comporter les deux bacilles lactiques vivants, que sont Streptococcus thermophilus et Lactobacillus bulgaricus, à raison d’au moins 10 millions par gramme, conformément au décret du 30 décembre 1988. Le yaourt est un produit acide, qui peut être consommé sans risque d’intoxication ou d’infection jusqu’à, ce qui n’a de cesse de nous surprendre, après la date limite de consommation, dès lors qu’il a été conservé à la bonne température (entre 0 et + 6 °C). Au-delà, deux bémols : la richesse gustative s’altère et l’acidité s’élève.

Pour les fromages, compagnons de table de tout bon Français, une plus grande prudence s’impose, sans pour autant céder à toute panique exagérée

Concernant les autres produits laitiers avec en tête de liste, évidemment les fromages, deux précautions valent mieux qu’une. Selon les ferments, l’humidité, le taux de sel, le fromage s’affine et évolue un certain temps sans risque microbiologiques. Les fromages sont sous le régime de la date de durabilité minimale (DDM), y compris les versions au lait cru. Un fromage à pâte cuite contient beaucoup moins d’humidité et présente moins de risques bactériologiques. Un comté peut dès lors être affiné et vendu après 36 mois et se conserver encore un moment non négligeable.

Mais il arrive parfois que l’on trouve au rayon réfrigéré, dans une même catégorie – par exemple les fromages frais au lait de chèvre pasteurisé – une marque avec une DDM et une autre avec une DLC. En effet, certains professionnels considèrent en effet que l’affichage d’une DLC est mieux compris par le consommateur. Ils optent donc pour la plus grande clarté, synonyme de prudence, ce que la loi les autorise à faire sans la moindre restriction. Rappelons qu’il convient de distinguer DLC (date limite de consommation), DDM (date de durabilité minimale) se trouvant encore parfois appelée DLUO (date limite d’utilisation optimale).

Yaourts, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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