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Les noces funestes de l’alcoolisme chronique et du binge drinking : un mariage destructeur pour le foie

L’alcool -et bien que nous le répétions avec modération- est inscrit dans nos habitudes sociétales et presque inévitablement lié à l’esprit festif. Il vient d’être avancé qu’une consommation quotidienne, transgressant le nombre de verres conseillés, associée au binge drinking, plus ponctuel, qui est surtout le jeu dangereux des jeunes (Le binge drinking, ou « biture express » ou encore « beuverie express », est un mode de consommation qui consiste à boire de l’alcool ponctuellement, le plus rapidement possible et en grandes quantités afin d’atteindre, presque au seuil parfois franchi du comas éthylique, une ivresse extrême) ont un impact ravageur sur le foie (d’autres organes subissent également ce trop-plein d’excès) au rôle de régulateur, qui n’est pas prédisposé à encaisser tant et tant d’abus, à la fois sur le long cours qu’avec une instantanéité montant au cerveau, en suivant à la peine une fréquence trop rapprochée aux effets néfastes.

Une étude révélatrice basée sur quatre types de consommation d’alcool ou non

Une étude récente est parue, en novembre, dans la revue Biomolecules. Des scientifiques américains de l’université du Missouri en sont arrivés à accoucher de l’inquiétante vérité que le cocktail explosif, pour ne pas dire corrosif, associant alcoolisation répétée et quête frénétique de la défonce (le binge drinking qui est un véritable fléau tout particulièrement chez les jeunes lors de soirées festives ou de séances de bizutage) perturbe le bon fonctionnement du foie qui ne peut pas tout « éponger » comme par magie. L’association dangereuse de ces 2 modes de consommation combinés a un impact nocif pouvant causer en premier lieu des tumeurs malignes que l’on peut résorber sur cet organe puis avoir sur le long terme des effets délétères sur ce dernier pouvant aller jusqu’à la cirrhose. L’étude a porté sur une répartition de souris en 4 groupes : celles exposées à de l’alcool tous les jours, celles exposées à de grandes quantités d’alcool ponctuellement, celles exposées aux deux types de consommation et enfin un dernier groupe non-exposé à l’alcool. L’étude s’est échelonnée sur 4 semaines avec un verdict sans appel.

C’est l’association alcoolisme chronique et alcool défonce qui est la plus fatale

La conclusion est on ne peut plus claire. C’est le mélange détonnant des 2 types de consommation qui est le plus dommageable pour le foie qui trinque sévèrement lorsque vous trinquez joyeusement. Une prise de conscience d’une mise danger de votre foie en souffrance est on ne peut plus nécessaire. Un chiffre atteste d’une mauvaise santé du foie du groupe le plus exposé : il contient 13 fois plus de dépôts graisseux que chez les 3 autres groupes. Des maux divers sont bels et bien réels, avec la présence de nécroses pouvant s’avérer irréversibles. Notons aussi que différents marqueurs, notamment hépatiques, reflet de notre rapport malsain à l’alcool, virent carrément au rouge (nous pourrions ajouter vif pour qualifier cette couleur qui veut dire stop et ce sans tarder). Pour simplifier, la combinaison de l’alcoolisation chronique et de l’alcoolisation ponctuelle importante (API) entraîne des incidences métaboliques dans le foie, qui se trouve désarmé pour vaquer à ses fonctions de régulation. Pire encore, d’autres organes du corps seraient affectés, certes dans une moindre mesure, mais à surveiller cependant de très près.

Homme buvant, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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