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Alcool : les jeunes face à un fléau de plus en plus présent

L’alcool est chez les jeunes un phénomène de plus en plus fréquent et banalisé. La situation est problématique et devient inquiétante.

Alcool
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Les jeunes de 18 à 25 ans sont plus nombreux que leurs ainés à s’adonner à la boisson et ils reconnaissent avoir connu plusieurs états d’ivresse dans une seule année. Un sur deux est concerné par l’alcool (46 %) alors qu’il y a  dix ans seulement 36 % étaient confrontés à l’alcoolisme récurrente. Ceux qui ont connu plus de trois ivresses par an ont doublé de 15 à 29 %. Les femmes ont-elles aussi des ivresses régulières ? Les étudiantes en particulier (300 000), 38 % d’entre elles avouent avoir eu des ivresses répétées pour respecter un code, celui de la fête. Un problème s’intensifie chez les jeunes « le binge drinking », il est très répandu dans les soirées étudiantes et dans les réunions de tout genre chez les adolescents il concerne 4 % des 15/24 ans, 10 % des 25/34 ans et 6 % des 35/44 ans.

 

L’Assemblée tente de lutter contre l’alcool chez les jeunes

Ce mode d’ivresse consiste à boire une grande quantité d’alcool à la fois, comme cinq verres d’un seul coup ou plus pour un homme et quatre verres ou plus pour une femme. L’INPES, l’institut national de prévention et d’éducation pour la santé se dit très inquiet, car les risques sanitaires sont immédiats et les dommages à long terme sont préoccupants : dépendance, perte de travail, isolement, cancer, violence, sexualité réduite, coma éthylique pouvant parfois entraîner la mort. L’examen de loi de santé a débuté le 31 mars à l’assemblée, la ministre de la Santé prévoit des dispositions visant à réduire les risques d’une consommation d’alcool récurrente et abusive.

L’alcool a été banalisé à cause d’un phénomène de mode

Les sanctions prévues pourront aller de la prison ferme (un an) à des amendes  (15 000 euros) pour avoir incité un mineur à boire de l’alcool. Cette enquête a été réalisée entre décembre 2013 et mai 2014  par l’INPES auprès de personnes âgées de 15 à 79 ans. Certains psychologues addictologues estiment que cette situation résulte d’un phénomène culturel, la notion de fête a été banalisée et l’excès n’est pas assez pris en compte.

A propos Martine Eden

Avec son expérience acquise au fil des années, elle nous livre quotidiennement ses découvertes en matière de santé.

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