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Arthrose du genou : se faire soigner va devenir un luxe pour de nombreuses personnes

8 mois ago
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Les médecins sont opposés à ce nouveau décret. Dès le 1 juin, les injections d’acide hyaluronique intra-articulaire pour lubrifier le genou en cas d’arthrose ne seront plus remboursées par la Sécurité sociale. Cette mesure devrait permettre à l’assurance maladie d’économiser plus de 68 millions d’euros par an. Les rhumatologues ont adressé à Marisol Touraine, le ministre de la santé une lettre ouverte montrant leur désaccord. Ils précisent que bien sûr ce traitement dont l’effet reste modéré est tout de même le meilleur rapport bénéfice-risque dans cette maladie.

Genou

Les injections d’acide hyaluronique sont faites chez le rhumatologue, c’est un produit qui réduit la douleur

Ces médecins tiennent également à rappeler à la ministre sa promesse que sous son ministère aucun déremboursement ne serait envisagé. Les rhumatologues s’insurgent car pour eux, ce sont les patients les plus pauvres qui vont être lésés. N’ayant pas les moyens pour accéder à des soins plus onéreux, ils resteront avec leurs douleurs voire leur immobilité. Le genou est une articulation complexe, à la longue, les différentes pressions exercées sur cette partie du corps peuvent endommager l’articulation d’où la nécessité de pratiquer des injections voire recourir à une prothèse.

Des médicaments pour tenter de soulager l’arthrose du genou

Ce traitement est généralement bien supporté par les patients, l’effet bénéfique est ressenti dès le lendemain de l’injection. Lorsque la douleur n’est plus supportable, la prothèse reste l’ultime solution. Le ministère de la santé se défend en précisant qu’il existe sur le marché une version médicament de l’acide hyaluronique qui aurait la même efficacité que les injections mais selon les médecins, cette alternative est moins performante. Elle n’est plus remboursée qu’à 15% par l’assurance maladie. Les injections évitent les prothèses, elles retardent la chirurgie, un acte qui reste délicat dont le coût varie de 7000 à 13.000 euros avec un reste à charge important pour le patient. Selon les médecin ce nouveau décret est un bien mauvais calcul.

Genou, Pixabay – WolfBlur

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