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Aude : un enfant de 3 ans renvoyé sèchement de son école pour un comportement jugé « insupportable »

Très choquée, car son fils de 3 ans Ilyès a été renvoyé de l’école maternelle qu’il fréquentait à Limoux, dans l’Aude, pour le motif d’un « comportement insupportable », une jeune maman s’est confiée à nos confrères de la Dépêche.fr. Le petit garçon a heureusement trouvé un nouvel établissement pour l’accueillir lors du second semestre de l’année scolaire. La mère dénonce une injustice criante de la part de l’école Jean-Jaurès qui radié son fils sous des motifs invoqués nombreux et perturbateurs vis-à- vis du corps enseignant et portant préjudice à la bonne tenue de la classe de petite section dans laquelle il inaugurait ses premiers pas chaotiques sur le plan scolaire.

Descente aux enfers et escalade disciplinaire pour la maman de Ilyès

Tout commence alors que Ilyès rentre de l’école, au début du mois de novembre, avec des vêtements plus à même de correspondre aux codes vestimentaires communément admis dans l’enceinte de son établissement. La mère se pliant à cette règle, bien qu’elle ne dispose pas de moyens financiers pharaoniques, fait tout ce qui est possible pour l’intégration réussie de son fils. Cependant, les choses vont se dégrader hélas. Son enfant change en effet de comportement et ne souhaite plus aller à l’école. Il prétexte des maux de vente pour ne pas s’y rendre, ne veut plus s’alimenter et avance qu’il n’a plus le droit de jouer avec ses camarades. Après s’être entretenue avec l’enseignante de Ilyès, sa mère apprend que l’attitude de ce dernier excède le personnel de l’école, au point que la jeune femme est convoquée et humiliée par une commission éducative. Le ministère de l’Education nationale aurait proposé des alternatives salutaires afin de résoudre la problématique inhérente à son fils à la maman de Ilyès dans son courrier informatif adressé à cette dernière, le 17 décembre, et publié toujours dans les colonnes de la Dépêche.fr. La maman n’y aurait pas prêté une oreille assez attentive.

Une maman humiliée par une commission pédagogique impitoyable

Début décembre, la mère de Ilyès est dans l’obligation de s’expliquer devant ce qu’elle assimile à un tribunal hétéroclite composé de personnes aux champs de compétences divers comme l’inspecteur d’académie, des enseignants, des élus de la ville, etc. « Dans les regards et les paroles je me sentais coupable. Coupable d’être une mauvaise mère et d’avoir un mauvais fils », explique-t-elle. Elle accepte volontiers encore pleine d’espoir de voir un psychologue scolaire même si le psychiatre qui suit habituellement Ilyès le considère loin (dans le bon sens du terme) du portrait brossé le personnel enseignant le stigmatisant aux yeux de sa mère aimante. La sentence tombe et l’enfant doit changer d’école (il rejoindra celle où sa maman avait été scolarisée à son âge) : notons que sa mère, très choquée et hospitalisée brièvement, ayant déménagé de surcroît, ne relate pas de difficultés supplémentaires à surmonter pour ce transfert, pris de sa propre initiative et accepté par le nouvel établissement d’accueil de son fils. Espérons que son petit Ilyès s’y épanouisse à tous les niveaux pour poursuivre sa première année d’école avec une intégration plus réussie et un état plus stable s’inscrivant dans la durée.

Salle de classe, Pixabay

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2 commentaires

  1. Maxime El Haïssati

    Le ton de votre article est lamentable! Ma fille et ses camarades subissent depuis la rentrée le même type de comportement inacceptable de la part d’un enfant de 3 ans qui essaie de faire la loi à l’école comme il semble la faire à la maison. L’équipe enseignante fait de son mieux pour pallier aux graves manques éducatifs de la famille mais se trouve démunie face à de telles extrémités. En attendant, ce sont ma fille et ses camarades qui partent à l’école la boule au ventre et qui sont empêchés de s’épanouir et d’apprendre sereinement en classe. Cette jeune fille de 20 ans (et presque 2 fois maman!!!) devrait être aidée dans l’éducation de son enfant plutôt que soutenue inconsidérément dans ses carences par votre soit-disant journaliste. Ne parlons même pas du collège où des petits caïds tiennent tête aux enseignants et empêchent les cours de se dérouler parce que de bien-pensants aveugles ont tout fait pour enlever toute possibilité de sanction aux profs. Alors, oui, un gamin au comportement déviant est généralement un gamin en souffrance. Mais est-ce une raison pour le laisser nuire à tous les autres en toute impunité? Poser une sanction c’est aussi aider! C’est faire réaliser au gosse qu’il existe un cadre, même si ses parents n’ont pas été fichus d’en poser eux-même…

  2. Et bien voici un traitement de l’actualité qui fait dans la nuance, sans aucun parti pris.
    On aura bien entendu pris soin de creuser les raisons qui font que l’enfant est finalement renvoyé, les tentatives ou non de l’établissement de trouver une solution éducative avec la maman, le positionnement de la maman face à ces éventuelles précisions, etc …
    Ah ! non, finalement on préfère ici le parti pris de la pauvre mère éplorée qui lutte contre un système sans âme.
    J’imagine que la réalité est plus nuancée que cela …

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