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AVC : des séquelles nettement amoindries grâce aux cellules souches réparatrices

Un AVC, qui est l’abréviation d’un Accident Vasculaire Cérébral, est dû à l’interruption de la circulation du sang dans l’une des artères cérébrales ou une rupture de cette dernière. Nous distinguons 2 types d’AVC. Dans 85% des cas qui sont recensés, l’arrêt de la circulation du sang est imputable à un caillot qui bouche une artère cérébrale.

Cerveau

L’on assiste alors à un AVC ischémique ou encore infarctus cérébral. Dans les autres cas (15% donc très largement minoritaires), l’AVC, est, de manière implacable, dû à la rupture d’une artère cérébrale, provoquant un saignement qui peut nous conduire jusqu’à une hémorragie dans le cerveau. Pas moins de 150 000 personnes en France sont touchées chaque année par les AVC, qui sont la première  cause de handicap moteur de l’adulte, la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité en France.

Il convient de souligner qu’ils ne sont pas l’apanage des seniors puisque 25% des personnes qui en sont affectées ont moins de 65 ans : nul n’est à l’abri d’une défaillance sise au niveau cérébral. L’urgence d’appeler des secours pour une intervention des plus rapides est cruciale : ce sont 2 millions de neurones inévitablement sinon qui meurent à la minute. Un AVC laisse en lourd héritage de séquelles neurologiques pouvant être quelque peu réparées. Pour les atténuer, après la situation d’urgence, les patients commencent une rééducation pour développer les compétences des neurones autour de la zone cérébrale morte avec de nouveaux acquis partiels.

Une opération chirurgicale bénigne qui assure une transplantation réussie avec notamment l’absence de recours à des immunosuppresseurs

Une équipe de l’Université de Stanford (Californie), engagée dans un essai clinique, est parvenue à un tour de force qu’il convient de souligner car il constitue un tournant majeur aux vertus bénéficiaires pour les personnes ayant été affectées par un AVC : le rétablissement de leur fonction motrice, même si l’AVC en question, a eu lieu de nombreux mois après l’accident en soi (entre six mois et trois ans après), en injectant, ce qui s’est révélé concluant, dans leur cerveau, des cellules souches.

Les médecins ont procédé ainsi : ils ont percé un trou dans l’os du crâne des sujets de l’étude, par le biais d’une seringue, pour placer ces cellules de façon appropriée, à la périphérie de la zone cérébrale lésée par l’AVC. Les cellules employées à bon escient étaient des cellules souches mésenchymateuses. En puisant au sein du vivier de ces dernières se situant dans la moelle osseuse, une heureuse surprise a pu être constatée : elles ne provoquent aucune réaction immunitaire notable chez les receveurs, même quand elles proviennent d’un donneur n’étant pas apparenté. Dans cet essai, qui va à contre-courant de la grande majorité des transplantations, les cobayes bénéficiaires de ces cellules souches n’ont pas eu à se plier à un protocole anti-rejet d’immunosuppresseurs. Ils sont restés conscients tout au long du mode opératoire qui plus est avec des effets secondaires bénins.

En effet, les effets secondaires constatés n’étaient pas imputables aux cellules souches en tant que telles mais au passage sur le bloc.

Une transplantation des cellules souches efficace sur le long terme même si elles ne subsistent que deux petis mois avant de disparaître

Après la transplantation cellulaire, les malades ont été suivis avec un professionnalisme exemplaire et ont dû se plier à de nombreux examens pour une conclusion aux assises des plus solides : tests sanguins, évaluations cliniques et pour finir imagerie cérébrale. Leurs progrès ont été mesurés grâce à des mesures standardisées, baromètre de circonstance. Ceux-ci ont été doublement significatifs, à la fois statistiquement mais aussi cliniquement. Voici quelques indicateurs qui vont vous permettre de mesurer ces résultats époustouflants : des patients qui avaient, par exemple, perdu l’usage de leur bras l’ont retrouvé.

D’autres, qui devaient utiliser un fauteuil roulant, ont pu s’en débarrasser. Fait intéressant, les cellules souches ont une durée de vie courte dans le tissu cérébral. Les études précliniques nous ont, de manière indéniable, prouvé qu’elles commençaient à mourir environ un mois après la transplantation et ne dépassaient pas le stade fatidique des deux mois de vie. Pourtant, les patients ont commencé à montrer des signes d’amélioration dans un délai d’un mois, et cette amélioration s’est poursuivie, ce qui peut paraître curieux, de prime abord, pendant un laps de temps de plusieurs mois. Et un an après la chirurgie, les progrès étaient stables.

La piste de la régénération neuronale est prise très au sérieux. « Nous pensions que les circuits cérébraux étaient morts. Puis nous avons compris qu’ils ne l’étaient pas. Il est possible de les réactiver », selon les dires du directeur de l’étude, à savoir Gary Steinberg.

Cerveau, Pixabay – geralt

A propos Eric Françonnet

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