Enfant

Ça va Paul ? Un clip pour lutter contre la maltraitance des enfants

Cette question à l’apparence très anodine est le fil rouge du dernier clip de sensibilisation contre la violence faite aux enfants par l’association « Enfance et Partage ». Une minute et quarante secondes montrent avec une extrême justesse une bien sombre réalité de notre société.

Tous les cinq jours, un enfant meurt

Selon un rapport remis au gouvernement le 25 avril dernier, un enfant sur cinq est tué par l’un de ses parents tous les cinq jours. Afin d’alerter le public sur les violences faites aux enfants, l’association a publié ce mardi une vidéo dénonçant ce fait de société très inquiétant. Le réalisateur a fait le choix d’incarner ce sujet des plus sensibles à travers Paul, un jeune garçon aux yeux bleus emplis d’une grande tristesse. Lorsque les gens le croisent, ils lui demandent « ça va Paul ? », il hoche la tête et esquisse un sourire timide. Arrivé chez lui, il retire son bonnet dévoilant un bel hématome sur son front. La fin du clip se déroule derrière la porte d’un appartement, on entend les cris d’un père en colère et la voix brisée d’un enfant.

« C’est de ta faute si je m’énerve »

Ou commence la maltraitance. De toutes les violences, celles infligées aux enfants sont certainement les plus cachées. Elles ont des conséquences sur leur santé et leur bien-être durant toute leur vie. Les violences peuvent entraîner la mort, des troubles du développement, provoquer des blessures graves, contribuer à un grand nombre de maladies non transmissibles, avoir des répercussions sur l’avenir de chacun et sur les futures générations.

Plus de 60% des personnes qui soupçonnent des violences faites à des enfants n’agissent pas ne sachant pas comment les aider. L’association « l’enfant bleu » a lancé une plateforme qui s’adresse aux victimes et aux témoins de maltraitance « AlerterPourSauver.org ». Cette nouvelle campagne de sensibilisation avec ce numéro vert 0800 05 1234 permet de signaler toutes les maltraitances subies par les enfants « parce qu’un enfant ne parle pas de ses violences qu’il subit, c’est à nous de le faire »

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