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Cancer colorectal : « Mars Bleu » pour un dépistage plus clair avec le test immunologique

Les gastro-entérologues sont passés à l’offensive, via une orchestration mettant sous les projecteurs le cancer du colon sous-médiatisé, qui a débuté hier avec le « Colon Day », inaugurant un mois de « Mars Bleu » entièrement dédié au dépistage gratuit et à la prévention auprès du public concerné (les français de plus de 50 ans) qui brille par son manquement à se faire dépister avec seulement 30% des français se soumettant à cet exercice salvateur : en effet, traités précocement, 9 cancers colorectaux sur 10 sont guérissables et pour arranger les choses, un nouvel outil de dépistage dit de « nouvelle génération », désiré et choyé par Marisol Touraine, qui allie une simplicité d’utilisation  associée à une fiabilité accrue du diagnostic, a été lancé en mars 2015 : c’est le test immunologique qui se substitue à son prédécesseur tombé en disgrâce et désuétude.

Les trois avantages du nouveau test immunologique se révélant séduisant : simplicité, performance et fiabilité

Le test immunologique présente trois avantages novateurs et notables. Tout d’abord, il est plus simple. Le test immunologique est plus pratique d’utilisation car il ne nécessite plus qu’un seul prélèvement de selles contre 6 précédemment (ce qui est quand même moins contraignant). La technique de prélèvement est plus ergonomique et limite la manipulation des selles. Deuxièmement, il est plus performant. Ce nouveau test a une sensibilité supérieure et permet une meilleure détection des cancers et des lésions précancéreuses. Selon l’Institut national du cancer (Inca)la technologie, sur laquelle il s’appuie, peut permettre de détecter de 2 à 2,5 fois plus de cancers et de 3 à 4 fois plus d’adénomes (tumeurs bénignes). Et troisième atout, il est plus fiable. ll est en effet beaucoup plus sensible à la présence de sang humain dans les selles, un des signes, à ne pas manquer de lésions précancéreuses (polypes) dans le colon ou le rectum. Ce test immunologique est à effectuer chez soi, avec pour guide proposé une vidéo explicative. Une fois l’unique prélèvement de selles effectué, ce dernier est à envoyer au laboratoire de biologie médicale dont l’adresse est indiquée sur l’enveloppe T fournie avec le test. Les résultats vous parviennent, tout autant qu’au médecin prescripteur, au bout de 15 jours et sont négatifs dans 96% des cas. Ce test est remboursé à 100% par l’Assurance Maladie (exit donc les excuses d’un coût, même partiel, pouvant constituer un frein à l’accès à ce soin) et doit être renouvelé tous les 2 ans. Pour les 4% restants, pas de panique : la coloscopie complémentaire s’impose. Elle est toujours cependant injustement, puisque indolore, redoutée par beaucoup.

La coloscopie pour étayer les résultats du test immunologique est parfois nécessaire mais plus contraignante

Selon notre source, l’INC (Institut National du Cancer), la coloscopie est un examen qui consiste à observer la paroi interne du côlon à l’aide d’un instrument appelé coloscope. Il s’agit d’un tube souple, qui mesure entre 1,5 et 2 mètres. Muni, comme tout endoscope, de fibres optiques et de pinces, le coloscope permet au médecin d’observer la totalité du côlon et de réaliser des prélèvements (biopsie). Réalisée par un gastro-entérologue, sous anesthésie générale, la coloscopie est l’examen de référence pour détecter des lésions du côlon ou du rectum, qu’elles soient cancéreuses ou non. La coloscopie nécessite une préparation ou purge avant d’être effectuée. Elle se déroule ensuite de la façon suivante : l’endoscope est introduit par l’anus. Un système de câbles permet de le diriger à l’intérieur du côlon. Au fur et à mesure de sa progression, l’endoscope transmet des images de la paroi à un écran d’ordinateur. Au cours de la coloscopie, le médecin vérifie qu’il n’y a pas d’anomalie au niveau de la paroi interne du côlon. Normalement, la paroi du côlon est parfaitement plane et saine. Si elle présente des irrégularités ou des bourgeonnements, le médecin prélève des échantillons de tissus pour les faire analyser. C’est ce qu’on appelle la biopsie. Après la coloscopie, le médecin explique ce qu’il a observé, mais il faut attendre les résultats de la biopsie pour savoir s’il y a un cancer ou non. Généralement, la coloscopie est faite en ambulatoire, c’est-à-dire qu’elle ne nécessite pas de dormir à l’hôpital. Le cas échéant, une opération chirurgicale aura lieu avec le plus souvent le retrait de la partie du colon tumorale ou pouvant dégénérer dans ce sens et la multiplication et migration des métastases.

A propos Eric Françonnet

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Un seul commentaire

  1. Ce n’est pas gratuit pour tout le monde : ceux qui comme n’ont as les moyens de se payer une mutuelle, visite chez le médecin, et franchise… alors je ne dépiste pas.

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