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Le cerveau virtuel inédit du CNRS pour gérer au mieux les crises d’épilepsie

Des chercheurs français du CNRS ont réussi la prouesse de créer un cerveau virtuel, à même nous renseigner avec une efficacité redoutable, concernant les zones à risques et les zones inconnues jusqu’alors de cet organe tout aussi important que mystérieux. C’est du pain béni pour les chirurgiens qui seront délestés du poids énorme  de l’erreur au bloc : ils ont des vies dans leurs mains expertes.

Les plis du cerveau

Une courte définition de l’épilepsie ou plutôt des crises d’épilepsie que nous peinons à anticiper faute de moyens

L’épilepsie est une affection neurologique grave, qui a des implications à long terme sur la santé et le bien-être. En France, environ 450 000 personnes sont atteintes de cette affection et plus de 100 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque jour. Des données chiffrées très loin de nous rassurer d’autant plus qu’il existe plusieurs sortes d’épilepsies et avec un point commun : l’activité électrique se trouve bouleversée au sein du cerveau avec une intensité notable et anormale par rapport à ceux épargnés.

Nous pêchons en termes de moyens pour traiter des symptômes très impressionnants à observer. La meilleure arme serait d’en déceler les signes avant-coureurs. Le diagnostic de référence est toujours basé sur une IRM et un électro-encéphalogramme alors que 50% des patients ne présentent aucune anomalie ou celle-ci est trop sibylline. C’est avec la démarche salutaire de débusquer les causes cachées de l’épilepsie que des chercheurs ont réussi un exploit : le premier cerveau virtuel et personnalisable !

Le cerveau virtuel est un coup de maître direct réalisé par le CNRS que nous pouvons saluer en étant cocardiers

Ce cerveau leur permet de scruter de près l’activité cérébrale d’un malade, en reproduisant deux approches qui sont essentielles pour mieux appréhender toute crise autant que possible : le lieu de départ et leur mode de propagation. Un avantage, qu’il convient de souligner comparé à des outils sur lesquelles nous nous basons mais qui prennent tout d’un coup un coup de vieux en termes de dépistage précoce et d’une fiabilité qui sont largement supérieurs avec ce cerveau virtuel adapté à tous et toutes.

C’est toute la chirurgie qui serait simplifiée et par conséquent moins accidentogène grâce au cerveau virtuel

Une fois le diagnostic établi avec une justesse impeccable, ce projet pourrait également être utile pour améliorer la prise en charge des 30% des patients épileptiques qui ne répondent pas à quelque traitement que ce soit. Ces derniers se voient proposer comme ultime solution, une intervention chirurgicale, à la condition que le médecin possède de bonnes indications sur les zones à opérer et que le rapport bénéfices/risques se révèle satisfaisant, en éloignant tout geste maladroit dans notre tour de contrôle.

L’avenir nous dira si ce cerveau virtuel tiendra toutes ses promesses : son concept a dépassé les discours théoriques et il en est désormais au stade indispensable  des premiers tests cliniques. Ce sera en tout cas, une fois son emploi essentiellement destiné aux blocs opératoires, ce que nous pouvons qualifier comme une victoire sur notre cerveau dont nous n’exploitons que 10% de la capacité de stockage et qui vient de plus de nous dévoiler 97 zones inconnues de la cartographie qui lui est propre. L’espoir est énorme !

Les plis du cerveau, Pixabay – geralt

A propos Eric Françonnet

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