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La consommation quotidienne de boissons light multiplierait par trois le risque d’AVC

Doit-on dire non aux boissons dites « light » qui ont le vent en poupe sans citer de marques ? Leur forte concentration en édulcorants de synthèse serait néfaste sur deux points : elles pourraient multiplier par 3 le risque de développer un AVC et une démence, le plus souvent la maladie d’Alzheimer, comme le dévoile une étude américaine, rendue publique ce jeudi, lors d’un événement de taille : la conférence internationale sur l’AVC de l’American Stroke Association, dont NBC News a été le relais, au-delà du cénacle des spécialistes, auprès du grand public. Il faut retenir absolument l’emploi prudent du conditionnel par cette étude.

Un soda

Petit rappel des dommages cérébraux qui pourraient être favorisés par une consommation très vite excessive de sodas « light » ou boissons apparentées

Rappelons tout d’abord ce qu’est un AVC : les AVC peuvent résulter de l’obstruction d’un vaisseau sanguin par un caillot, réduisant l’irrigation sanguine dans une zone cérébrale. On parle alors d’accident vasculaire cérébral ischémique (8 cas sur 10). La rupture d’un vaisseau, entraînant une hémorragie cérébrale, est beaucoup plus rare. On parle dans ce cas d’accident vasculaire cérébral hémorragique. Poursuivons maintenant en spécifiant que la maladie d’Alzheimer est « une affection du cerveau dite neurodégénérative, c’est-à-dire qu’elle entraîne une disparition progressive des neurones » selon l’association France Alzheimer. C’est donc une forme de démence, majoritairement sénile et hélas irréversible.

Une étude qui souligne que les sodas « light » seraient dangereux dès la consommation d’un verre par jour avec des risques accrus d’AVC et de démence

Revenons maintenant à l’étude en elle-même. Elle a reposé sur un panel énorme de 4 300 personnes (première qualité). Ces dernières ont été suivies, avec l’attention requise, dans une durée (seconde qualité) de 10 ans (1991 à 2001). Les chercheurs en sont arrivés, après s’être basés sur deux groupes distincts, qu’un verre (oui seulement un verre !) de soda light ou sans sucre par jour débouchait sur un coup du sort alarmant : les participants concernés auraient trois fois plus de risque de démence et d’AVC que les participants, beaucoup plus modérés, affichant une consommation de seulement une fois par semaine d’un soda light. Les boissons sucrées apparaissent même comme étrangement moins dangereuses. Cette étude en appelle d’autres notamment pour cibler les types d’édulcorants étant coupables.

Un soda, Pixabay – Hans

A propos Eric Françonnet

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Un seul commentaire

  1. Ce qui est bien plus insupportable, c’est que des quantités de médicaments utilisent de l’aspartame, et qu’il n’y a donc aucune possibilité d’échapper à ce poison !…

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