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Le département d’Indre et Loire lance une campagne pour la prévention du syndrome du bébé secoué

L’année dernière dans ce département, plus de douze cas ont été recensés, un enfant est décédé des suites de cette maltraitance. C’est une initiative inédite en Indre et Loire. Un bébé pleure, la personne en charge de cet enfant ne supporte plus, un instant d’énervement et la situation bascule dans la violence.

Les pleurs d'un bébé

Les conséquences pour l’enfant peuvent être dramatiques et permanentes. Ce syndrome grave désigne un traumatisme crânien non accidentel qui entraîne des lésions au cerveau. Les enfants de moins d’un an sont les plus touchés par le syndrome du bébé secoué. Chaque année en France 180 à 200 seraient victimes de cette forme de maltraitance. Ce chiffre est très certainement sous estimé en raison d’une absence de dépistage et d’une sous déclaration de cette violence.

Secouer un enfant en bas âge au point de lui causer des dommages irréversibles est un acte brutal

Lorsqu’un bébé est secoué, des lésions cérébrales peuvent survenir même si son crâne ne reçoit pas de choc directement. Les nourrissons ont en effet une tête plus lourde par rapport à leur corps, la musculature de leur cou est plus fragile, le cerveau est quant à lui toujours en développement. Il est donc particulièrement sensible, il peut être lésé en moins d’une seconde. Lorsque l’adulte secoue le nourrisson, sa tête se balance d’avant en arrière, son cerveau heurte les parois de son crâne, des vaisseaux sanguins peuvent se rompre, d’autres blessures sont susceptibles de provoquer des hémorragies.

On estime qu’environ un bébé sur quatre meurt des suites de ce syndrome. Pleurer est le seul moyen dont il dispose pour exprimer sa faim, sa colère, sa douleur, son ennui, la fatigue. Les parent peuvent apprendre à décoder les pleurs afin de lui procurer un sentiment de réconfort en toute quiétude. S’il pleure beaucoup et souvent, il ne faut pas hésiter à le faire garder quelques heures afin de se reposer mais bien sûr, ne le confier qu’à une personne dont vous avez une extrême confiance.

L’enfant ayant été secoué a le droit d’être reconnu et traité comme la victime d’une infraction pénale

Il a le droit d’être représenté, assisté par un défenseur et indemnisé. Il n’est  pas responsable des violences qu’il a subies, son incapacité à s’exprimer ne doit pas constituer un obstacle à sa défense, à la reconnaissance des faits. Les peines peuvent aller de 5 à 30 ans de réclusion criminelle. Le syndrome du bébé secoué constitue une infraction pénale. Les services de la PMI aident les assistantes maternelles à mieux comprendre les pleurs de l’enfant. Des consultations gratuites et pédiatriques sont organisées un peu partout en France pour aider les parents à mieux comprendre les pleurs des nourrissons.

Les pleurs d’un bébé, Pixabay – Ben_Kerckx

A propos Martine Eden

Avec son expérience acquise au fil des années, elle nous livre quotidiennement ses découvertes en matière de santé.

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