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Le roi du fast-food McDonald’s et ses bizarreries diététiques : la salade serait plus calorique que le double Big Mac !

McDonald’s, qui a beau régner sur la planète fast-food, loin d’être sous la menace d’être déchu, a cependant quelque peu été à la peine dernièrement concernant ses résultats financiers : une réaction ad hoc et avec promptitude était nécessaire pour que ce géant américain ne s’essouffle pas. Tout a commencé aux Etats-Unis puis c’est maintenant au Canada qu’une mini-révolution verte s’accomplit. En effet, afin d’apporter un lifting culinaire destinée à booster son image de marque quelque peu écornée, McDonald’s vient de diversifier sa carte de menus et offre désormais davantage de salades, censées être moins caloriques que le traditionnel  burgers-frites. En réalité, selon l’avis de diététiciens canadiens, ceci n’est qu’un leurre : burgers et salades sont au coude-à-coude (les dernières l’emporteraient d’ailleurs) en termes d’apports nutritionnels excessifs et McDonald’s manque d’en informer sa clientèle avec une clarté requise. Il serait de bon goût de savoir de façon détaillée ce que l’on mange comme aux Etats-Unis depuis décembre 2014.

Les salades appelées à la rescousse pour un repositionnement de qualité

L’enseigne de fast-food américaine McDonald’s, née en 1940, qui a essaimé partout (elle servait 69 millions clients par jour en 2013 dans le monde et le nombre de ses restaurants était de 36 000 dans le monde en 2015) a le leadership dans le créneau hyper-concurrentiel des chaînes de restauration rapide (ses rivaux sont nombreux comme Quick ou KFC et il est nécessaire de se réinventer aussi souvent que possible pour conserver ou gagner des parts du marché). L’ère du tout-burger semble en phase d’être révolue car McDonald’s a souhaité diversifier son offre en proposant des salades notamment : l’idée étant de jouer la carte du light avec des menus pouvant sembler de prime abord beaucoup plus sains et équilibrés que le grand classique Big Mac par exemple (un des hamburgers phares de McDonald’s). Ce dernier est composé de deux rondelles de 45,4 grammes de viande hachée de bœuf, de fromage américain, de « Sauce Spéciale » (une variante de la sauce de « Thousand Island Dressing »), de laitue, de cornichons et d’oignons, le tout entre trois tranches de pain de sésame. Il est vendu dans 119 pays ! Les salades, de leur côté, bénéficiant d’une côte d’amour de plusieurs stars pouvant susciter l’adhésion à ce nouveau produit se déclinant sous plusieurs variétés, correspondent à une demande existante et seraient un filon très prometteur : McDonald’s l’a bien compris en se mettant dans les starting-blocks pour cette course à l’innovation gustative qui aurait un double bénéfice : abattre l’atout de proposer une nourriture -à priori- plus saine au pouvoir attractif et espérer récolter de l’argent en mettant en vente un vaste choix de salades destinées aux clients habituels mais également à des consommateurs nouvellement conquis.

La salade de chou kale est encore plus calorique qu’un double Big Mac

Hors, McDonad’s semble s’être planté sur toute la ligne et sa volonté de surfer sur la vague en vogue de l’étiquette « santé » comme gage de qualité s’avère très mal négociée avec un effet quasi-immédiat d’échec (rattrapable ou non ?) du fait des révélations des nutritionnistes canadiens. Beaucoup de salades sont dans la ligne de mire de ces derniers. Nous nous attarderons seulement sur l’une d’entre elle. Le kale, un chou vert de petite taille, en vogue surtout chez les bobos nord-américains, ne manque pas de multiples vertus (il est fortement concentré en vitamine C et calcium) mais selon CBC News, avec pour accompagnement en salade du poulet frit, mais surtout de fromage fondu, de bacon et de sauce, il explose le double Big Mac avec au compteur 730 calories contre 680 pour le hamburger à la notoriété universelle et emblématique de McDonald’s.  Cet écart de 50 mg n’est pas à prendre à la légère. L’assiette à base de chou kale est par ailleurs plus riche en lipides (53g contre 38g) ainsi qu’en sodium (1400mg contre 1340mg). La richesse en sodium de la salade de kale est à ne pas sous-estimer et couvre pour une portion 100% des besoins en sel pour la journée :  par la suite, ce taux nécessite toute notre attention pour éviter un dépassement malencontreux. Il convient également de ne pas tomber dans le guet-apens des sauces à l’extrême qui en rajoutent une couche en se révélant être des pièges vicieusement cachés en sel et calories. C’est un exemple (parmi d’autres salades : on pense également à la salade grecque et ses 480 calories) montrant que l’étiquette « healthy » (« sain ») est un flop magistral presque d’entrée de jeu pour la franchise McDonald’s qui comptait accommoder rapidité de service promise (timing serré) et qualité désirée de mise (mal évaluée). L’heure est pour l’enseigne à revoir sa copie culinaire.

double cheeseburger, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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