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Docetaxel : un vent de panique souffle sur un traitement contre le cancer du sein

Le Docetaxel, un générique du Taxotère développé au milieu des années 1990 par le laboratoire Sanofi, prescrit dans plusieurs cancers est au centre de nombreux débats. Cinq femmes traitées avec ce médicament sont décédées entre août 2016 et février 2017, des révélations mises en évidence par le Figaro et confirmées par l’agence nationale de sécurité du médicament. Elles auraient développé une inflammation du tube digestif dont l’issue a été fatale. Une enquête de pharmacovigilance ouverte en septembre dernier est en cours de finalisation. Le Docétaxel est autorisé dans le traitement du cancer du sein, du poumon, de la prostate, des voies digestives supérieures.

Cancer

Les analyses menées à ce jour n’ont montré aucune différence entre le générique et le médicament d’origine

En attendant les résultats définitifs, l’institue Gustave-Roussy et l’institut Curie ont décidé de remplacer le générique par une molécule alternative commercialisée aux Etats-Unis, au Canada depuis 2013. Le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent, le deuxième dans la population après celui de la prostate. En France, une femme sur huit est concernée. Le dépistage, le diagnostic précoce et les traitements adaptés ont fait que les taux de guérison s’améliorent de jour en jour. En 2015, plus de 54.000 nouveaux cancers ont été détectés en France. Les pronostics de survie sont meilleurs, 86% des patientes sont toujours en vie cinq ans après le diagnostic, 76% dix ans après.

Il faut aussi mentionner que les hommes peuvent être touchés par le cancer du sein, 1% de l’ensemble des cas. On connait plusieurs facteurs de risque, cependant, dans la plupart des cas, il est quasi impossible d’expliquer sa survenue chez une patiente.

Le cancer du sein est plus fréquent après la ménopause, mais il peut aussi concerner les jeunes femmes

En France, seule une femme sur quatre ayant subi une ablation du sein décide de se faire reconstruire, 60% des patientes manquent d’information sur le sujet. De nombreuses études ont montré que l’activité physique réduisait le risque de développer un cancer du sein, elle diminue aussi la récidive. Il existe en France, des programmes qui proposent aux femmes ayant été traitées pour un cancer de les aider à reprendre une activité physique personnalisée, des ateliers d’éducation nutritionnelle, plus de 92% reprennent également une activité professionnelle, souvent les séquelles vont compliquer leur quotidien, perte de mémoire, fatigue…

Lorsque les relations au travail se passent bien, certaines femmes veulent d’autres choses, les aspirations changent, elles souhaitent donner une nouvelle direction à leur vie. Les médecins tiennent à préciser qu’en attendant les prochains résultats de l’enquête de l’ANSM attendue pour le 28 mars prochain, les patientes ne doivent pas arrêter leur traitement si elles le supportent bien. Les investigations mettent hors de cause pour l’heure la qualité des lots incriminés.

Cancer, Pixabay – PDPics

A propos Vanessa Godet

Une auteure spécialisée dans le domaine sportif, la minceur ainsi que la sexualité. Elle partagera ses trucs et astuces pour optimiser le quotidien.

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