Accueil / Actualités / Enfants et écrans : les pédiatres de l’AFPA émettent des conseils précieux pour un usage adapté mais après l’âge de 3 ans

Enfants et écrans : les pédiatres de l’AFPA émettent des conseils précieux pour un usage adapté mais après l’âge de 3 ans

L’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) a réalisé une enquête en questionnant un panel de parents d’enfants suivis psychologiquement par 144 pédiatres, tous membres de cette association fédératrice, pour voir à partir de quel âge, avec quelle durée d’exposition quotidienne, sans oublier bien d’autres facteurs supplémentaires, les enfants, jeunes pousses ou mauvaise herbe de la génération hyper-connectée,  se comportent face aux écrans. Les domestiquent-ils où en sont-ils esclaves ? Les écrans se scindent en deux groupes distincts : ceux interactifs (smartphone, tablette, ordinateur, console de jeux) ou ceux passifs (télévision). Les chiffres méritent un carton rouge, vis-à-vis de  l’autorité parentale, au laxisme attesté, face à un accès trop précoce et parfois illimité.

On ne peut pas nier l’utilité des écrans comme outil d’apprentissage complémentaire mais il y a des zones d’ombre à éclairer

Les tablettes et smartphones permettent à l’enfant d’exercer des formes d’intelligence fluide et adaptative qui procèdent du geste, du toucher et de l’interaction.

Les écrans ne doivent pour autant pas remplacer le jouet réel ou la lecture des histoires. La culture du livre développerait, elle, une forme d’intelligence plus « cristallisée ».

Comme pour les jeux vidéos et autres écrans, les spécialistes conseillent de ne pas laisser les enfants seuls avec ces outils mais de les accompagner dans leur maniement pour découvrir ensemble les activités ludiques qu’ils proposent.

3-6-9-12 : quatre âges importants permettant de distinguer les étapes de la vie ponctuées avec des règles évoluant face aux écrans

– 3 ans, l’entrée en maternelle, découverte de l’école

– 6 ans, entrée en CP, apprentissage de la lecture et de l’écriture

– 9 ans, maîtrise des éléments essentiels que sont la lecture et de l’écriture

– 12 ans, l’arrivée au collège.

Le psychiatre Serge Tisseron s’est servi de ces âges pour établir « la règle 3-6-9-12 » chargée de fixer des repères d’introduction des écrans dans la vie des enfants :

    • Pas de télévision avant 3 ans,
    • Pas de console personnelle avant 6 ans,
    • Internet après 9 ans,
    • Les réseaux sociaux à partir de 12 ans.

Quel âge pour quel usage des écrans ? Une évolution avec une responsabilisation se révélant grandissante jusqu’à l’adolescence

  • Avant 3 ans

Pas de télévision avant 3 ans. L’enfant a besoin d’intéragir avec son environnement en utilisant ses 5 sens. Or la télévision est un outil de passivité et il n’existe pas de programme réellement adapté à cet âge. Les écrans sont également à proscrire dans les pièces où jouent les enfants même s’ils ne semblent pas les regarder.

  • Entre 3 et 6 ans

C’est un âge propice pour développer l’imagination, jouer et bricoler avec ses mains. C’est pourquoi les consoles individuelles ne sont pas conseillées à cet âge.

Concernant l’utilisation des écrans tactiles, si l’enfant est accompagné d’un adulte il est possible de le laisser jouer un quart d’heure par jour, à condition que ce temps ne s’ajoute pas à du temps passé devant la télévision ou un ordinateur. Après 4 ans, on pourra autoriser une demi-heure par jour. Il est conseillé à ce titre de proposer des jeux dits éducatifs…

  • Entre 6 et 9 ans

Entre 6 et 9 ans, l’enfant maîtrise peu à peu la lecture et l’écriture. Il découvre aussi les règles du jeu social. Il peut désormais jouer à de nombreux de société et sera curieux de vos activités, vous pouvez commencer à lui expliquer le fonctionnement d’internet par exemple.

  • Après 9 ans

Ce n’est qu’à partir de 9 ans qu’il pourra être initié à l’internet toujours sous la surveillance d’un adulte. Il convient de lui rappeler 3 règles essentielles : « tout ce que l’on y met peut tomber dans le domaine public, tout ce que l’on y met y restera éternellement, et tout ce que l’on y trouve est sujet à caution, c’est à dire qu’il ne faut jamais le croire avant d’en avoir la confirmation par d’autres sources ».

  • A partir de 12 ans

Si l’enfant maîtrise internet et ses règles, il peut désormais surfer seul. Il est tout de même conseillé de laisser l’accès à l’ordinateur dans un endroit de la maison avec du passage et surtout de fixer des horaires d’accès. Aussi, pensez à installer un contrôle parental.

3 piliers fondamentaux à respecter par toutes les parties (parents et enfants) pour l’attitude la plus saine à adopter face aux écrans

Dans l’usage de tous les écrans, l’autorégulation est importante, c’est le rôle des parents de fixer des tranches horaires pour regarder des programmes spécifiques ou permettre l’accès aux écrans tactiles.

Il est essentiel de varier les stimulations. Après avoir regardé le TV ou joué sur l’ordinateur, incitez votre enfant à changer d’activité en allant jouer dehors, en imaginant un nouveau jeu, en proposant un jeu de société…

Enfin n’oubliez pas d’échanger avec lui. Incitez-le à vous raconter ses expériences d’écran, son ressenti sur le jeu, ses sentiments après le dessin animé qu’il a regardé…

Un enfant avec une tablette, Pixabay – NadineDoerle

A propos Eric Françonnet

Essayez à nouveau

Squelette

Mozambique : un adolescent albinos atrocement dépouillé de son cerveau et de certains de ses membres

Un adolescent dépouillé de ses membres (jambes et bras) et de son cerveau (le crâne …

Réagissez !