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Les enfants jugent la bonne ou mauvaise conduite de leurs parents au volant

Le laxisme parental au volant semble hélas de mise : c’est du moins le sentiment de leurs enfants qui sont très vigilants et les parents le reconnaissent bon gré mal gré.  Une étude Ipsos pour la Fondation Vinci Autoroutes, réalisée sur un panel de 1000 parents et enfants entre 8 et 16 ans publiée vendredi, va dans le sens de nos dires.

Des délits parentaux qui s’accumulent aux yeux éveillés des enfants

Les enfants auraient-ils le Code de la route inscrit dans les gènes ? A les entendre, il serait presque possible d’y croire et de répondre par l’affirmative. Ils sont en très loin d’être dupes et distribuent beaucoup de mauvais points à leurs parents étant loin d’être des modèles au volant. Les données -que nous allons décrypter- de ce sondage attestent de cette acuité infantile. Au palmarès des entorses au Code de la route, nous pouvons piocher à foison : 65% des enfants jugent que leurs parents roulent très vite et 77% des adultes avouent dépasser les limitations de vitesse à respecter même quand les enfants sont à bord. L’oubli du clignotant est constaté par 59% des enfants : 59% de leurs géniteurs ne s’en cachent pas. 31% des enfants pointent du doigt l’incivilité de leurs géniteurs vis-à-vis des piétons mêmes prioritaires : 38% des parents passent aux aveux et ne prêtent aucune attention aux passages cloutés. La liste s’allonge à rallonge avec aussi le non-respect du port obligatoire de la ceinture de sécurité, à l’avant comme à l’arrière du véhicule, et l’emploi à outrance du portable.

La nécessité pour les parents de conduire de manière exemplaire

Des écarts de conduite, au potentiel accidentogène à ne pas sous-estimer, s’alarme auprès de nos confrères du Parisien le professeur Daniel Marcelli, psychiatre de l’enfant et de l’adolescent. « C’est très dangereux car lorsqu’on est au téléphone au volant l’attention s’échappe et l’esprit n’est plus dans la voiture », note-t-il, non sans amertume. Mais selon lui, c’est surtout la défaillance des adultes comme référents devant servir d’exemple vis-à-vis de leurs enfants, qui est à corriger urgemment et avec honnêteté : « Au-delà de la responsabilité physique qu’ils ont de protéger leurs passagers, les parents devraient prendre conscience qu’ils sont des modèles pour leurs enfants et qu’ils ne peuvent donc pas inculquer n’importe quoi au volant » ne manque-t-il pas de souligner. Cette correction parentale au volant est encore plus importante à l’adolescence avec l’usage en vogue du scooter autorisé sur presque toutes les routes : les férus du deux-roues et néophytes du bitume sont encore plus sensibles à cet âge charnière au comportement venant de leurs aînés au volant.

Homme au volant, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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