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Etats-Unis : un homard blanc et translucide d’une rareté exceptionnelle pêché dans l’Atlantique Nord

Alex Todd, un pêcheur américain du Maine, ayant pour frontière naturelle au sud-est, l’océan Atlantique, a capturé, dans le courant de la semaine dernière, un homard blanc et translucide. Il s’agit d’un fait exceptionnel de par sa rareté méritant d’être soulignée.

Un pêcheur du Maine, depuis l’âge de 6 ans, n’avait jamais effectué une prise aussi exceptionnelle : il l’a immortalisée

« Je n’en ai jamais vu un blanc, a commenté Alex Todd à la chaîne de télévision américaine ABC. Il était translucide avec une petite touche de bleu ». Un prise aussi surprenante l’a désarmé de par son caractère insolite et de par sa beauté qu’il a pris le temps de voir et de toucher tout en manipulant soigneusement l’animal à la couleur si inhabituelle. La carapace du homard est d’ordinaire bleue pour un camouflage optimal (l’astaxanthine associée à la crustacyanine l’expliquent). Le pêcheur a pris soin de réintroduire rapidement sa prise dans l’eau tout en ayant constaté qu’il s’agissait bien d’une femelle féconde pourvue d’œufs : elle en pond de 6 000 à 10 000.

Le homard blanc et de plus translucide, parmi tant d’autres homards aux couleurs farfelues, demeure le moins répandu

Le homard bleu n’est pas nécessairement un phénomène rare. Il peut y avoir un homard bleu sur une population de homards de trois à quatre millions. Tandis que pour le homard calico, jaune, on parle de un sur dix millions. Pour les blancs, ce qui est le cas de notre crustacé, les probabilités sont encore plus faibles. Tout serait en corrélation étroite avec la génétique. Une telle mutation génétique est indépendante de toute manipulation humaine en ce qui les concerne tous et donc notre homard blanc et translucide. Ce qui échappe à notre compréhension est que cette anomalie le rend beaucoup plus visible, proie hélas aisée, pour ses prédateurs.

L’Association des pêcheurs du Maine attribue cette apparence d’une rareté incroyable à une maladie génétique : le leucisme

L’Association des pêcheurs du Maine (Maine Coast Fishermen’s Association) a publié un post élogieux sur sa page Facebook, le 24 août dernier, en félicitant Alex Todd, pour cette magnifique prise. L’Association est très explicite dans sa démarche de nous éclairer sur une telle rareté et avance une des pistes les plus plausibles : « Ce homard a probablement une maladie génétique appelée leucisme qui n’est pas une perte totale de pigment (ce qui en ferait un Albinos) mais une perte partielle. Ceci est la raison pour laquelle on peut encore voir quelques notes de bleu sur la coquille et la couleur des yeux ». Le leucisme touche aussi d’autres espèces.

A propos Eric Françonnet

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