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Études de médecine : les étudiants favorisés réussissent mieux

Les études de médecine ne concernent pas toutes les classes sociales, car les personnes provenant d’un milieu favorisé ont tendance à être davantage représentées dans ce cursus scolaire.

Médecin
Médecin / Crédit Photo : Pixabay – Parentingupstream

Les études de médecin représentent toujours le prestige et nombreux sont les étudiants qui voudraient poursuivre une telle carrière. La difficulté est au rendez-vous, car peu d’élus réussissent à passer la première année qui est réputée pour être très complexe. La sélection est pointilleuse et les abandons sont souvent multiples. En parallèle, les coûts demandés sont également très élevés, ce qui ne permet pas à toutes les classes sociales une inscription, car sans une bourse scolaire, il est difficile d’entrevoir un tel avenir.

En janvier de l’année dernière, près de 57 000 étudiants étaient inscrits, mais ils n’auront pas tous la chance de découvrir le fameux diplôme, celui qui donne le droit d’exercer dans le milieu de la médecine. Le gouvernement a tenté de mettre en place une réforme notamment pour que la sélection soit plus naturelle, mais les résultats n’ont sans doute pas été ceux escomptés. En septembre prochain, les étudiants qui intègreront la filière médecine pour la première fois auront peu de chances de réussir notamment s’ils sont issus des milieux classiques. Généralement, 37 % des inscrits ont l’opportunité d’intégrer la deuxième année.

Les milieux favorisés sont très représentés dans les études médicales

C’est d’ailleurs les conclusions d’une enquête menée par la Drees (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques) qui souligne que les milieux favorisés ont tendance à être davantage représentés dans ce cursus de médecine. Dans un rapport publié la dernière semaine du mois de juillet, il est possible de constater que 10 % des inscrits ont des parents issus du monde ouvrier et 3 étudiants sur 10 ont une famille intégrée dans les professions de cadres supérieurs. Lorsque l’on s’attarde davantage sur les classes les plus favorisées, la Drees constate qu’il y a 4 étudiants sur 10 qui sont concernés par cette situation.

Les études en médecine offrent une sélection très importante

Un constat assez inquiétant est réalisé, car un étudiant qui provient d’un univers favorisé possède plus de chances de réussite au cours de la première année qu’une personne qui provient du milieu des ouvriers. De plus, le rapport montre que la sélection est drastique, car 37 % des inscrits en première année réussissent à passer à la seconde étape. En parallèle, 63 % des étudiants n’arrivent pas à accéder à la deuxième année au bout de deux ans.

A propos Larcher Jennifer

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3 commentaires

  1. Non, pas débile cet article, je travaille depuis dix ans en milieu étudiants et je constate cet état de fait chaque année car je suis en contact direct avec les étudiants.
    Un exemple simple, un étudiant issue de milieu modeste est obligé de travailler en parallèle de ses études, vous ne croyez pas qu’il doit avoir plus de difficultés quand il passe des nuits a réviser ?
    Et puis il faut aussi savoir que beaucoup d’étudiants n’ont pas l’appuie de leurs parent et se battent seuls.
    Mais ou je suis d’accord c’est sur le fait que cela dépend aussi de la force de caractère de l’étudiant, je suis moi même de condition modeste issue de famille modeste et j’ai malgré tout un fils qui a fait des études ( tout en travaillant) certes il n’a pas fait médecine mais gagne autant qu’un cardiologue et cela grâce a un travail d’équipe entre mon fils , moi et le Crous.

  2. Lol tu as fais médecine ? Tu te substitue à la DREES ? Tu as raison que la réussite dépend de l’élève à la base, que ce soit médecine ou prépa ou école maternelle… Mais c’est faux dans la réalité puisque certains parents fournissent des aides précieuses (logement et nourriture payés) quand d’autres vont devoir travailler en même temps que leurs études… Ceux qui ont pris une prépa privée, ceux qui paient un professeur particulier… Je suis d’accord sur ce que tu dis mais il faut être réaliste, je le vis chaque jour et c’est une triste réalité car c’est une reproduction du shéla social qui ne laisse de place qu’à des gens pas forcément doué mais uniquement favorisé par le milieu

  3. Débile comme article… Une fois inscrits en PACES, tous les étudiants ont les mêmes chances de réussir… Malgré ce que l’on entend, il existe des tutorats dans les facultés, qui sont exactement pareils si ce n’est mieux (car encadrés par les enseignants) et qui sont totalement gratuits ! Vous pouvez réaliser toutes les statistiques que vous voulez, la réussite dépend de l’étudiant, point barre.

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