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Fillette décédée à Toulouse : des traces de maltraitance constatées

Une fillette de 2 ans est morte à Toulouse et le décès pourrait être expliqué par des faits de maltraitance qui ont été constaté au CHU de Purpan.

Police
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Une enfant de 30 mois avait été admise à l’hôpital la veille suite à des blessures graves. Les médecins en charge de la fillette ont pu constater avec effroi qu’elle portait sur tout le corps des traces de coups ainsi que des nombreuses brûlures de cigarettes, les parents sont en garde à vue. Ce couple âgé respectivement de 19 et 29 ans est resté en garde à vue ce vendredi à Toulouse, le corps de la fillette va être autopsiée, car elle est décédée des suites de ses blessures très graves a révélé une source policière. La petite fille avait été admise la veille de sa mort au CHU dans un état très préoccupant, au vu des hématomes nombreux et des brûlures.

Une fillette décèdée près de Toulouse souffrait d’un traumatisme crânien

Les médecins ont alerté les autorités quand lors de l’auscultation ils se sont aperçus que l’enfant souffrait d’un traumatisme crânien. L’autopsie qui va être pratiquée sur la fillette renseignera les médecins et les autorités de police si l’enfant est morte d’une chute malencontreuse ou de blessures volontaires causées par  ses parents. Ils sont toujours en garde à vue, leur deuxième bébé âgé de quatre mois a été placé par les services sociaux et cela a nécessité un placement d’urgence.

La fillette de 2 ans avait été au préalable retirée à ses parents

La fillette selon le quotidien « La Dépêche du Midi » avait dans un passé récent fait l’objet d’un contrôle et d’un placement par les services en charge de la protection de l’enfance, puis elle avait été remise aux parents par ces mêmes services estimant que le père et la mère étaient maintenant aptes pour s’occuper correctement de leur enfant ainsi que de leur autre bébé. Selon le Procureur de la République de Toulouse, la jeune maman faisait l’objet d’un suivi de la part des services sociaux du département.

A propos Martine Eden

Avec son expérience acquise au fil des années, elle nous livre quotidiennement ses découvertes en matière de santé.

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Un seul commentaire

  1. « La fillette selon le quotidien « La Dépêche du Midi » avait dans un passé récent fait l’objet d’un contrôle et d’un placement par les services en charge de la protection de l’enfance, puis elle avait été remise aux parents par ces mêmes services estimant que le père et la mère étaient maintenant aptes pour s’occuper correctement de leur enfant ainsi que de leur autre bébé. »
    Les placements d’enfants sont des décisions judiciaires (juge des enfants ou procureur de la République) ainsi que les fins de placement (ordonnance de main levée du juge des enfants). Il est facile et habituel de mettre les services de protection dans l’oeil du cyclone lorsque de tragiques événements arrivent. Vous n’imaginez pas le nombre de placements que nous demandons et qui ne sont pas « suivis » par la Justice, ainsi que les mains levées faites malgré nos préconisations inverses. Les travailleurs sociaux en protection de l’enfance, dont je fait partie, se heurtent régulièrement à cette réalité engendrée par l’application par les magistrats de la loi du 5 mars 2007 (ce qu’on ne peut leur reprocher).
    Les raccourcis faits, comme ici, nous pointent comme responsables. Personnes ne s’intéresse jamais au système, à l’organisation de la protection de l’enfance de notre pays. Qui connait nos missions et la façon dont nous les exécutons malgré le manque de moyens ? On ne s’intéresse à nous que lorsque le système a failli et pour nous désigner responsable. Et dans le même temps, rares sont les organismes de presse ayant relaté la mort, dans l’exercice de ses fonctions, d’un de nos collègues à Nantes le mois dernier.

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