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Livret des parents : la France considère enfin la fessée comme dépourvue de « vertu éducative »

2 années ago
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La fessée est un sujet d’actualité, qui revient régulièrement, sur le devant de la scène. Mais là, nous pouvons vous annoncer une bonne nouvelle : le gouvernement a, en effet, crié haro sur cette dernière, via le nouveau « livret des parents », dévoilé ce lundi par le ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes. La fessée serait bonne à ranger aux rayons des antiquités, car elle n’aurait « aucune vertu éducative ». Pourtant, imitant piteusement des schémas inculqués par leurs propres parents, les papas et mamans, qui sont nos contemporains, considérant la fessée comme non répréhensible, tout autant moralement que pénalement, ont la main prodigue, en ce qui concerne le fait de donner une fessée, signe d’autorité, et signal douloureux pour leur progéniture, qui aurait dépassé les bornes, et priée de se tenir à carreau, après cette claque, légère ou magistrale, c’est selon, sur leur postérieur. Il en va de même de la gifle comme exemple similaire.

Le nouveau « livret des parents » s’attaque à un classique de la punition corporelle des enfants : la mythique fessée

Dans un paragraphe, on ne peut plus explicite, de ce livret éducatif et préventif, de 16 pages, à destination des futurs parents et aussi des mamans solos, intitulé « Punitions corporelles », il est écrit que « frapper un enfant (fessées, gifles, tapes, gestes brutaux) n’a aucune vertu éducative ». Inscrit en toutes lettres, suite à la volonté du gouvernement, ayant haussé le ton, ce bannissement d’une atteinte à l’intégrité corporelle, des doux chérubins ou des petits démons, de la part des parents, usant et abusant de ces châtiments, montre la volonté de tourner ainsi enfin une page, sur laquelle nous étions en train de stagner, depuis bien trop longtemps. « Les punitions corporelles et les phrases qui humilient n’apprennent pas à l’enfant à ne plus recommencer, mais génèrent un stress et peuvent avoir des conséquences sur son développement« . Ceci amènera peut-être à plus de pédagogie, par l’intermédiaire de l’échange verbal, car rappelons-le, c’est le cerveau qui stocke l’intégralité de notre mémoire, non les joues, ou encore les fesses. Ces gestes tellement habituels, sont devenus des réflexes, dont il appartiendra à l’autorité parentale, de se défaire, à l’avenir.

La France sommée de légiférer en la matière concernant les punitions corporelles comme déjà 23 pays européens

En mars 2015, la France, avait reçu une piqure de rappel, et pas des moindres, en ayant été sanctionnée par le Conseil de l’Europe. Cet organisme européen, aux desseins louables, de défense des droits de l’homme, a sévèrement acté, dans une décision, tranchante comme un couperet aiguisé,  que le droit français « ne prévoit pas d’interdiction suffisamment claire, contraignante et précise de châtiments corporels » et viole l’article 17 de la charte européenne des droits sociaux. Cerise sur le gâteau, pas alléchant, pour la France, un pointage du doigt sévère, dans le dernier rapport de l’ONU, qui spécifie que « le Comité a recommandé, une nouvelle fois, d’interdire explicitement les châtiments corporels dans tous les contextes », ce qui est légiféré dans 23 pays européens. Hélas, ces deux mises en garde laissent, pour l’instant de marbre, le gouvernement français, qui joue dangereusement aux hors-la-loi. Pour rappel, en mars 2015, 70 % des Français se disaient opposés à l’interdiction de la fessée, selon un sondage publié par Le Figaro. Le gouvernement est beaucoup moins rétrograde, dans son « livret aux parents », que les citoyens, mais exclut encore tout cadre juridique.

Enfant pleurant, Pixabay

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