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Les idées reçues des Français, sur les jeunes et le cannabis, qui mériteraient de partir en fumée

Les Français sont perçus comme ayant la réputation coriace d’avoir les idées arrêtées sur presque tout donc autant dire parfois sur presque rien en rajoutant des couches et des couches d’idées reçues sans maîtriser leur sujet. Selon un sondage récent, concernant le rapport qu’entretiennent les jeunes (entendons par ce terme globalisant la tranche d’âge des 18-25 ans) et le cannabis, cet adage semble se vérifier. Un quart des Français sont en effet persuadés que plus de la moitié des jeunes fument quotidiennement cette drogue douce, sous forme d’un joint le plus souvent fait « maison » (à la main). Le cannabis a toujours mauvaise presse chez beaucoup d’entre nous empêtrés sous des tonnes de préjugés. Cette estimation très exagérée de la consommation du cannabis chez les jeunes porte atteinte à un usage en vérité beaucoup plus raisonnable et moins préjudiciable tant pour l’individu que pour la société : le sondage Ifop, que nous allons détailler, ôte ses clous à ce produit stigmatisé, qui serait l’apanage d’une jeunesse, taxée très injustement d’adepte de la défonce.

Une étude qui déchoit les idées reçues sur un usage à grande échelle du cannabis chez les jeunes

Si l’on se fie aux éclaircissements précieux, apportés par une enquête orchestrée par l’Ifop à la demande de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), le grand public a pris réellement conscience, en les assimilant de façon correcte, des risques associés au chanvre (82% des sondés avouent être clairement conscients des dangers non banals d’un produit classé comme stupéfiant en France depuis 1970 et dont la consommation est passible d’une amende allant jusqu’à 3750 euros) mais sont en revanche à des années-lumière de la consommation réelle de cannabis surtout chez les plus jeunes. Celle-ci diffère grandement d’après deux critères fondamentaux selon la Mildeca : l’âge et l’appartenance à telle ou telle catégorie sociale. Ainsi, la réalité est loin des colportages, déformateurs et amplificateurs, partagés par un nombre hallucinant de nos concitoyens : seulement 4% des 18-25 ans fument quotidiennement, selon les données les plus récentes de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, même si beaucoup plus passent par le rite dit initiatique du premier joint, parfois dès l’adolescence et le plus souvent sans aucun lendemain (17 millions de Français l’ont ainsi expérimenté !). Le cannabis, à des doses modérées, n’est pas désastreux pour la santé personnelle ainsi que pour la santé publique : son usage est trop peu répandu pour avoir l’impact d’un détonateur ayant pour effet d’enclencher ces deux maux.

Si le cannabis est une  drogue douce, les jeunes doivent se comporter en consommateurs raisonnables

Cette étude, représentative de la population française, effectuée du 26 au 30 janvier 2016, selon la méthode des quotas, est décidément riche d’une sorte de consommation perçue comme presque épidémique du cannabis chez les jeunes (pour rappel, la tranche d’âge que nous avions retenue, pour coller au plus près, aux réalités émanant du sondage Ifop pour la Mildeca, est les 18-25 ans). Régalez-vous de ces fabulations quantifiées, émanant d’une large souche de on-dits et non-dits entremêlés, qui montrent que beaucoup de Français tiennent une couche sévère ! 43 % des Français estiment ainsi que 20 à 39 % des jeunes fument quotidiennement. La statistique référente, déjà évoquée en introduction, est qu’ils sont même près de 25 % à estimer que plus de 50 % des 18-25 ans consomment du cannabis tous les jours. Il convient de tordre le cou à ces idées reçues qui diabolisent le shit en général. Il est vrai que la frontière est ténue entre une consommation occasionnelle pour le plaisir et la toxicomanie rimant avec dépendance. Le cannabis est nocif pour le cerveau et son degré d’accoutumance serait aussi fort que celui du tabac. De plus la glissade éventuelle vers des drogues dures n’est pas à exclure. La légalisation en France a été suggérée très récemment, notamment par le Professeur Dautzenberg, avec des partisans farouches des deux camps (certains pour la consommation encadrée et d’autres contre toute autorisation qu’elle soit totale, partielle ou médicale).

Cannabis, Pixabay – 7raysmarketing

A propos Eric Françonnet

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