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Inserm : l’un des composants du sirop contre la toux constituerait le remède idéal pour résorber les AVC

Deux chercheurs de l’Inserm (acronyme de L’Institut national de la santé et de la recherche médicale), conduisant leurs travaux à Caen, ont abouti, récemment, à la conclusion suivante : utilisés contre la toux, les sirops, à base de N-acétylcystéine, seraient efficaces pour contrer rapidement tout AVC (accident vasculaire cérébral). Cette molécule, pour n’énumérer que quelques marques, est présente dans les produits suivants : le Mucomyst, l’Exomuc et le Fluimucyl. Détourné de son usage initial, le sirop contre la toux pourrait ainsi déboucher les artères obstruées par un caillot sanguin. Cette annonce des plus prometteuses doit cependant passer par des essais cliniques.

Les plis du cerveau

Les cardiopathies ischémiques et les accidents vasculaires cérébraux sont les principales causes de mortalité dans le monde car responsables de 15 millions de décès en 2015 : l’étude de l’Inserm érige le sirop contre la toux comme un remède des plus imparables

L’obstruction d’une artère par un caillot sanguin est la première cause de mortalité dans le monde. Appelée thrombose, elle entraîne des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ischémiques (avec un manque d’apport, des plus inquiétants, en oxygène et en nutriments), la survenue des infarctus du myocarde et ischémies de membre. Lorsque la thrombose survient, il s’agit d’une urgence thérapeutique : il faut détruire le caillot au plus vite afin de rétablir le flux sanguin et éviter des dommages irréversibles. Des chercheurs de l’Unité Inserm 1237 dédiée aux études couvrant le champ vaste de « Physiopathologie et imagerie des maladies neurologiques » (Inserm/ UNICAEN), dirigée par Denis Vivien, auraient enfin le remède pour contrer avec efficacité les AVC avec le sirop contre la toux comme panacée. L’efficacité doit rimer avec rapidité car chaque minute compte. Notre cerveau ne peut qu’être prodigue de bravos en ce qui concerne cette étude coordonnée par Maxime Gauberti et Sara Martinez de Lizarrondo.

Le sirop contre la toux contient de la N-acétylcystéine utilisée, en premier lieu, à casser les protéines de mucine mais elle est en capacité de briser aussi d’autres protéines comme le facteur de von Willebrand pour les AVC et désobstruer tous les caillots

La N-acétylcystéine permet de fluidifier les sécrétions bronchiques et de favoriser l’expectoration. Son mécanisme d’action est vraiment limpide : la N-acétylcystéine casse les liaisons moléculaires entre les protéines de mucine (le principal constituant du mucus). Le mucus devient alors plus fluide et plus facile à expectorer. Le sirop contre la toux possède ainsi le pouvoir de casser des protéines mais pas seulement celles de la mucine du mucus pulmonaire. Au niveau des vaisseaux sanguins, on retrouve ce même type de liaisons, aboutissant à la formation de thrombose. Dans ce cas ce n’est pas la mucine mais le facteur de von Willebrand, qui est alors la protéine possédant la capacité de provoquer l’agrégation des plaquettes et la formation des caillots sanguins. L’injection intraveineuse de la N-acétylcystéine permet de fragmenter les caillots sanguins et débouche ainsi les artères. Elle dépasse pléthore de médicaments par ses résultats et son faible coût pourrait la rendre accessible à tout citoyen du monde.

Les plis du cerveau, Pixabay – geralt

A propos Eric Françonnet

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