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Le trop-plein de kilos pris en vacances : gare à la balance de retour chez vous !

Au revoir parapluies et bonjour parasols ! L’été est encore loin mais nous y songeons déjà avec beaucoup trop d’insouciance. Les vacances, pour lesquelles nous faisons parfois des efforts considérables afin d’atteindre un idéal minceur (arborer une taille de sylphide pour les femmes) ou se muscler (corps avec surtout des abdominaux, des pectoraux et des biceps d’Apollon pour les hommes) ne nous le rendent pas (mais alors pas du tout !) : les kilos pour le moins indésirables s’invitent durant des heures à savourer le soleil (sans modération et pas seulement avec un net penchant pour l’alcool) : nous en payons cash les frais en rentrant avec l’aiguille réaliste mais moqueuse de notre fidèle balance qui ne nous rate pas.

Une prise de poids systématique chez le vacancier-type et d’âge adulte

C’est une étude récente de l’université de Géorgie aux Etats-Unis, publiée dans la revue Physiology and Behavior qui va dans le sens de l’effet boomerang (kilos perdus très rapidement repris) que nous allons vous détailler et qui atteste de la prise de poids presque systématique en période de congés (une à trois semaines de farniente pour les cobayes au nombre de 122 dont l’âge oscille de 18 à 65 avec une moyenne se situant à 32 ans). Divers critères ont été mesurés une semaine avant le permis de conduire…jusqu’au paradis estival à savoir l’endroit choisi pour les vacances : la taille, le poids, l’IMC (Indice de Masse Corporel qui entre 25 et 30 atteste d’un surpoids et à partir de 30 d’une obésité notoire et si pulvérisant la barre de 35 se décline comme une obésité dangereusement morbide), le rapport taille-hanche et la tension une semaine avant leurs vacances. Toutes ces données ont été mesurées de nouveau une semaine et puis six semaines après leur retour de vacances. Les résultats sont globalement mauvais sur toute la ligne en ce qui concerne leur ligne corporelle : 61 % des participants ont pris du poids pendant leurs congés avec une moyenne de 300 grammes. Au terme des six semaines, ce sont 400 grammes de masse graisseuse réparties différemment selon le sexe qui n’oublient pas de nous narguer. Le surpoids est bel et bien au rendez-vous.

Une fenêtre calorique de tolérance à entrouvrir mais pas totalement

Nous sommes loin du régime crétois aux vertus innombrables qu’il est conseillé de suivre à la lettre et la copie culinaire pour le moins brouillonne rendue par des estivants auxquels nous ne ne pouvons pas tout de même tout interdire surtout en période dite de repos mais sans montrer trop de laxisme tout de même (haro sur le barbecue notamment dont le mode de cuisson est fortement déconseillé). La prise de poids est effectivement presque inévitable, le sport ne constituant pas un frein assez efficace contre elle, et nous ne sommes pas égaux face à cette dernière. L’ ennemi public numéro 1, plus que la malbouffe excessive, est l’alcool consommé bien au-delà d’un seuil raisonnable : la consommation de boissons alcoolisées par le panel de l’étude, au ratio calorique élevé, double en passant de 8 à 16 verres en moyenne par semaine et par individu sondé en vacances. Cette étude illustre ce que l’on qualifie « d’obésité insidieuse », c’est à dire une obésité, qui se développe de façon le plus souvent cachée à notre insu, avec des prises de poids s’enchaînant avec une certaine régularité et en apparence avec innocence, mais dont le rythme accumulé, gramme après gramme, peut entraîner la prise de kilos inutiles avec une facilité déconcertante. Il est ensuite difficile de se délester de ce cadeau calorique empoisonné même en s’armant d’un mental de gagnant.

Les pieds dans l’océan, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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