Réfléchir

La fin de vie, rédiger des directives anticipées

La bataille juridique qui sévit actuellement entre les deux clans de la famille de Vincent Lambert met en évidence l’obligation d’écrire ses dernières volontés en matière de fin de vie. Les soins ayant repris, Vincent Lambert dans un état végétatif depuis 2008 après un grave accident de la route se retrouve bien malgré lui dans une situation extrêmement compliquée. Il n ‘a jamais écrit ses souhaits de fin de vie et même s’il l’a évoqué oralement un jour, ils n’ont aucune valeur vis-à-vis de la loi.

Une telle prévention pour éviter ce drame

Depuis le 2 février 2016, la loi Leonetti-Clayes permet à toute personne majeure de rédiger ses dernières volontés médicales et de désigner une personne de confiance pour les faire appliquer. Ce document regroupe les volontés de la personne concernant ses décisions médicales sur sa fin de vie, sur les traitements les actes médicaux à limiter, à arrêter. Ces directives sont comme un testament, une fois consignées par écrit, plusieurs possibilités s’offrent à vous, il suffit de signifier aux proches, et à la famille où se trouve le document. Il vaut mieux pourtant le confier à son médecin traitant, au personnel soignant dans le cas d’une personne hospitalisée ou prise en charge dans un EHPAD. On peut aussi les enregistrer sur son dossier médical partagé.

Réfléchir à sa fin de vie

On peut inscrire ses directives anticipées sur une simple feuille, elle doit être datée, signée, identifiée par le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance. Il existe également un formulaire proposé par le ministère en charge de la santé. Les directives anticipées peuvent être modifiées totalement ou partiellement, voire annulées à tout moment et par tous les moyens. Depuis la loi 2016, elles sont valables indéfiniment tant qu’elles n’ont pas été modifiées par le patient lui-même. Le nombre de Français ayant rédigé leurs dernières volontés médicales sur la fin de vie a légèrement augmenté, mais la pratique reste peu répandue. Seulement 13% des Français de plus de 50 ans auraient rédigé ce document. Il est important de prendre ces dispositions afin d’éviter que se reproduise le drame qui touche la famille de Vincent Lambert.

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