La misophonie : une étude nous éclaire sur les origines de cette hypersensibilité insupportable à certains sons

La misophonie : définition de cette maladie mise en lumière très récemment, à savoir durant les années 2000, et peinant à être diagnostiquée
Dans une étude parue dans la revue Current Biology, le lien entre ces bruits du quotidien et un caractère insupportable chez certaines personne est enfin prouvé. Cette pathologie, à ne pas confondre avec la phonophobie et l’hyperacousie, a été introduite par les professeurs d’ORL Margaret et Pawel Jastreboff de l’université Emory à Atlanta (Etats-Unis), dans les années 2000. Elle est définie par des réactions révélées négatives et fortes, à des sons variés, dont voici la liste non exhaustive :
- les bruits liés à la mastication (pop-corn, chewing-gum, pomme, etc.) ;
- les raclements de gorge, de la toux, des reniflements ;
- une respiration forte, des ronflements ;
- des cliquetis répétitifs (des bruits de couverts, quelqu’un qui se coupe les ongles, etc.).
Les misophones ont une zone spécifique de leur cerveau beaucoup plus sollicitée et sensible qui explique leur réaction de répulsion à certains sons
Les chercheurs de l’université de Newcastle, située au Royaume-Uni, ont adopté les moyens suivants, pour mener à bien leur étude inédite en portant une oreille attentive à la misopohonie. Ils ont comparé 20 sujets diagnostiqués comme atteintes de misophonie, qualifiée de sévère, à un groupe témoin composé de 22 personnes. Ce panel de cobayes humains ont été exposés à des sons, couvrant un large spectre de par leur diversité. Ce qui nous intéresse le plus ce sont les sons suspectés comme étant déclencheurs de misophonie, parmi lesquels la mastication à vous faire grincer des dents ou la respiration vraiment trop bruyante !
Pour les sujets atteints de misophonie, les sons déclenchant un malaise activent une zone du cerveau différente des sujets non diagnostiqués, à l’origine d’une kyrielle de réactions désagréables. Parmi les symptômes, psychologiquement insupportables, il convient de retenir ceux- ci :
- énervement ;
- agitation ;
- accès de colère ;
- répulsion, dégoût, etc.


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